Un vent de colère souffle au sein du Parti communiste français (PCF) suite aux propos jugés sexistes de son secrétaire national, Fabien Roussel. Après avoir fait une blague déplacée sur la grossesse de Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes, il a suscité la réprobation de 350 militantes et élues du parti, qui lui ont adressé un courrier ferme, comme le rapporte Le Parisien.
Dans cette lettre, les signataires accusent Roussel d'avoir « décrédibilisé la parole » du PCF. Ils pointent du doigt ses insinuations auprès du journaliste Patrick Cohen, laissant entendre qu'il pouvait être le père de l’enfant à naître de Tondelier grâce à un « don de sperme ». Bien que Roussel ait exprimé des excuses publiques, le mal semble fait.
Des propos inacceptables
« Nous sommes profondément indignées par tes propos, qui sont clairement sexistes. Une telle blague constitue une violence envers les femmes. Se moquer d'une situation aussi intime que la grossesse est inacceptable », écrivent les signataires, parmi lesquels se trouvent Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, ainsi que les députées Elsa Faucillon et Soumya Bourouaha, toutes trois critiques de la direction actuelle du PCF.
Ce courrier émerge dans un contexte où le Parti communiste se prépare à son prochain Congrès, prévu pour début juillet à Lille. La pérennité de Roussel à la tête du parti, ainsi que ses ambitions pour la présidentielle, se trouvent désormais au cœur des préoccupations. Les tensions internes, révélées par ce courrier, rendent la situation politique au sein du PCF particulièrement instable, et les élues ne semblent pas prêtes à laisser passer ces comportements sans réponse.







