Les membres du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté se réunissent ces 29 et 30 avril à Dijon pour aborder des questions cruciales. Suite aux élections municipales, les élus font face à la nécessité d'adopter des mesures en réponse aux restrictions budgétaires. L'État impose un budget de plus en plus contraignant, limitant les possibilités d'action locales.
La première session plénière depuis décembre 2025 se concentre sur les histoires de finances locales : 40 millions d'euros supplémentaires d’économies doivent être engagés pour 2026, les 42 millions de 2025 venant s’y ajouter. En tout, ce sont 83 millions d'euros d'efforts qui doivent être réalisés sur deux ans. Jérôme Durain (PS), président de la région, rappelle l'importance de s'adapter à cette situation, malgré la pression financière croissante.
Préparer le pire, espérer le meilleur
Jérôme Durain emprunte une maxime pragmatique pour illustrer les défis auxquels la région fait face : "Préparer le pire, espérer le meilleur, prendre ce qui vient". En dépit d'une réduction de 40 millions d'euros de dotations étatiques, il reste déterminé à maintenir un cap axé sur la Sécurité, la Souveraineté et la Solidarité.
Pour garantir la stabilité, la région prévoit d'investir 150 millions d'euros d'ici 2028 pour favoriser une alimentation saine et durable, ce qui inclut une convention avec la chambre régionale d'agriculture. De plus, des mesures en matière d'écologie et de gestion de l'eau sont prévues pour faire face aux défis croissants liés à la ressource hydrique.
Pouvoir d'achat et formation : les priorités de la région
La protection du pouvoir d'achat figure également en haut de l'agenda. Des actions concrètes telles que la continuité de la gratuité des transports scolaires et des efforts en matière de restauration collective sont à l'honneur. Toutefois, les budgets alloués à la formation professionnelle subissent de sévères coupures : de moitié pour l'apprentissage, avec une réduction de 25 millions d'euros pour la formation des demandeurs d'emploi.
Conséquence directe : la région ne financera plus les investissements dans les centres de formation d'apprentis, se concentrant uniquement sur les secteurs jugés stratégiques tels que l'industrie et la santé. Jérôme Durain souligne la réalité brutale des finances régionales : "On est en train de se faire plumer".
Le ticket mobilité : un soutien ciblé pour certains salariés
En parallèle, une initiative visant à soutenir le pouvoir d'achat des salariés est mise en avant avec le retour du "ticket mobilité", introduit en 2019. Cette aide, co-financée par la région et les entreprises, vise à soulager les salariés parcourant plus de 30 kilomètres pour se rendre au travail, un secours essentiel dans un contexte de hausse des carburants. "Ce dispositif aide ceux qui n'ont pas accès à des transports en commun", souligne Jérôme Durain, renforçant l’importance de la mobilité dans cette période de restrictions.







