« Cadavre de vache » au lieu de « entrecôte » ? Cette proposition audacieuse de Sandrine Rousseau, députée Les Écologistes, suscite des réactions passionnées. Dans une vidéo virale diffusée sur Instagram par l’association Futur, elle plaide pour un changement de vocabulaire autour de la viande, affirmant que les mots utilisés atténuent la réalité liée à la consommation animale.
« J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c’est-à-dire des cadavres d’animaux », déclare-t-elle avec provocation. Rousseau argue que des termes comme « entrecôte » masquent la brutalité de l’abattage et déconnectent les consommateurs de la réalité de la production animale.
Un enjeu de société et de langage
Au-delà de cette provocation, Rousseau s’attaque également aux débats sur la désignation des produits végétaux. Elle critique la tendance à vouloir renommer les alternatives végétariennes, en déclarant : « Quand on parle par exemple de steak de soja, ils veulent qu’on appelle ça maintenant des croquettes ou des galettes végétariennes ». Une critique qui trouve écho dans les discussions européennes sur l’étiquetage des produits alimentaires.
En mars 2024, un compromis européen avait été trouvé pour interdire les termes comme « steak » ou « bacon » pour les produits ne contenant pas de viande. Cependant, ce consensus a depuis été fragilisé par des décisions de la Cour de justice de l’UE qui maintiennent la primauté du droit européen en matière d’étiquetage. Cela reflète un enjeu de société croissant sur notre rapport à l’alimentation, mettant en lumière les discordances entre les aspirations écologiques et les réalité commerciales.
Experts et agriculteurs s’interrogent désormais sur l’impact de cette proposition sur la consommation et les choix alimentaires. Comme le souligne le site Valeurs Actuelles, la députée ne fait pas que provoquer, elle participe à une réflexion plus profonde sur l’alimentation durable et les valeurs qu’elle véhicule.







