Le 26 mai, Stéphane Lhomme, soutenu par quelques colistiers, a plaidé en faveur de l'annulation des dernières élections municipales devant le tribunal administratif de Bordeaux. Les éléments de ce dossier ont pourtant été mis à mal par la rapporteure, qui s'est prononcée pour un rejet de la requête. La liste « Saint-Macaire pour tous », dont Lhomme faisait partie, a perdu avec seulement 12 voix d'écart, accusant une irrégularité pourtant jugée sans conséquence par le tribunal.
Les débats ont été marqués par un ensemble de griefs : de supposées irrégularités concernant les listes d’émargement à des inaugurations qualifiées de « fantômes » peu avant le scrutin. Cependant, malgré une mention d'« erreur matérielle », la rapporteure a conclu que ce manquement n'impactait pas la sincérité du vote. En témoignant de ses préoccupations, elle a évoqué une « méconnaissance du code électoral » des arguments présentés.
Un soutien surprenant
Isabelle Buin-Bourjalliat, tête de liste et ancienne adversaire, a également pris la parole, appuyant les arguments de Lhomme. Ce dernier a mis l'accent sur les inaugurations faites à la veille de l'élection, citant l'exemple d'un parking dont l'ouverture a été retardée pendant des années avant d'être annoncée à un moment stratégique.
Vers un troisième tour ?
Me Bourié, représentant du maire sortant Dominique Scaravetti, a évoqué que Lhomme tentait de transformer ce recours en un « troisième tour » de scrutin. Le juge a néanmoins noté que cette élection n’avait, jusqu'à présent, connu qu'un seul tour. Le verdict sera rendu sous quatorze jours et de nouvelles démarches sont déjà envisagées par Lhomme, qui se prépare à alléger le poids de la contestation en allant jusqu'au Conseil d'État si nécessaire.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur le climat électoral local, déjà marqué par des tensions, comme l’illustre l'existence d'affiches dénigrantes à l'encontre de certains élus d'opposition, évoquées par des médias comme Sud Ouest.”







