La passerelle désormais accessible sur l’Envigne inaugure une phase d’aménagement des bords de Vienne, un projet qui suscite prudence chez la nouvelle maire.
Dès le 3 juin 2026, la passerelle sur l’Envigne est ouverte aux cyclos et piétons, reliant les rives de l’Envigne et la Manu. L’ouvrage, long de 105 mètres et large de 3 mètres, a été élaboré sous l’ancienne administration, dirigée par Jean-Pierre Abelin, pour un coût de 1,4 million d’euros, dont 400 000 euros pris en charge par la Ville, représentant environ 28,5 %. Le reste provient de subventions publiques.
Dans un communiqué, la nouvelle maire, Anne-Florence Bourat, qui fait partie de l’ancienne équipe, affirme que cette passerelle est un élément vital qui relie la Manu, les quartiers sud et les communes voisines telles que Cenon-sur-Vienne et Naintré, renforçant la continuité des routes réservées aux piétons et cyclistes.
Vers de nouvelles initiatives d'aménagement
À ce stade, l’avenir des routes douces au sud de la passerelle demeure incertain. Actuellement, la passerelle conduit à un court chemin en gravier de cent mètres, sans suite. Une portion plus ancienne de voie douce oblige les usagers à se diriger vers la rue de Gravelines, une rue animée, peu adaptée aux promenades à pied ou à vélo.
Bien qu'il existe un chemin le long de la rive gauche jusqu'au pont Lyautey, celui-ci est étroit et mal entretenu. Un piéton astucieux peut l’utiliser, mais un cycliste s’y heurte à des défis considérables.
Auparavant, l’ex-maire Maryse Lavrard et son équipe avaient envisagé de créer une voie douce par l'acquisition de terrains auprès des riverains concernés. L'initiative a été mise de côté en raison de la complexité technique, des coûts élevés et des résistances de certains voisins.
À la question de l'avenir de ces aménagements, Bourat a clarifié que la municipalité travaille à la maîtrise foncière nécessaire pour un aménagement qualitatif permettant aux cyclistes et piétons de profiter pleinement de la beauté naturelle des berges de la Vienne.
Ouverture à la concertation
Cette initiative semblerait indiquer une volonté de prolonger la voie douce le long de la Vienne. Bourat a proposé d'explorer les deux options d’aménagement, en collaboration avec les élus et la communauté. Lors d'un échange, elle a évoqué la possibilité d'une réunion publique pour permettre aux citoyens de s'engager dans le processus, tout en notant des retours parfois hésitants des riverains. Son objectif serait de renforcer l’intérêt communautaire à la lumière de la nouvelle passerelle.







