Un détail qui fait grand bruit dans la municipalité de Perpignan (Pyrénées-Orientales) : un agent municipal a été aperçu avec un tatouage arborant la devise nazie "Mon honneur s'appelle fidélité" sur son avant-bras. Ce constat a été fait par un citoyen en mairie, entraînant la suspension immédiate de l’agent, ancien conseiller municipal au sein de l’équipe du Rassemblement national dirigée par Louis Aliot, rapportent des sources telles que Reflets.
La phrase, en effet, est la traduction de "Meine Ehre heißt Treue", un slogan officiel de la Schutzstaffel (SS), emblème tristement célèbre du régime nazi. Utilisée par Heinrich Himmler, la devise est aujourd'hui associée à divers groupes néonazis et extrémistes de droite. Promulguée par Adolf Hitler, elle est explicitement prohibée dans de nombreux pays, y compris la France.
Réactions et indignations
Des images de l'agent, également identifié comme Charles Ifssah-Becuwe, un ancien membre du conseil municipal depuis 2023, circulent sur les réseaux sociaux, ce qui a suscité une vive réaction au sein de la collectivité. Stéphane Maroselli, secrétaire général du syndicat des fonctionnaires à Perpignan, s'est déclaré "choqué" par cette découverte, insistant sur le fait que les employés municipaux sont des représentants des valeurs républicaines. "Les symboles nazis n’ont pas leur place dans notre communauté", a-t-il affirmé.
En réponse à cette situation, la mairie a rapidement affirmé qu'aucune tolérance ne serait accordée à cette symbolique. L'agent a été suspendu, et son contrat ne sera pas renouvelé, selon des informations relayées par France 3 Occitanie.
Ce cas souligne la nécessité d’un débat plus large sur la présence de symboles extrémistes au sein de la fonction publique. La municipalité, sous le feu des critiques, doit maintenant répondre à la confiance du public et maintenir des standards éthiques élevés.







