Le jeudi 2 juillet, Marine Tondelier, la leader des Écologistes, a affirmé qu'elle était persuadée que les socialistes soutiendraient la motion de censure qu'elle a déposée en réponse à l'inaction du gouvernement face à la crise climatique, en particulier durant la canicule actuelle. Ce débat est prévu pour lundi après-midi, selon Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée.
"D'après mes échanges, je suis convaincue qu'ils (les socialistes) voteront pour. Je n'imagine pas qu'il en soit autrement. Les communistes devraient également faire de même", a-t-elle déclaré sur France 2.
Si la motion est bien déposée comme prévu, elle sera examinée en début de semaine, a précisé Braun-Pivet sur RTL. Cependant, son adoption pourrait dépendre du soutien fort du Rassemblement National.
Cette initiative vise à mettre en lumière ce que Tondelier décrit comme une "inaction de l'État" vis-à-vis des mesures nécessaires pour protéger la population face aux aléas climatiques. Elle souligne que le Fonds vert, destiné à aider à l'adaptation face au changement climatique, a été drastiquement réduit en seulement deux ans.
Les Écologistes proposent un plan ambitieux d'adaptation, chiffré à 7 milliards d'euros par an jusqu'en 2032, financé par ce qu'elle appelle un "ISF climatique". Selon elle, les plus riches, souvent responsables des crises climatiques, devraient contribuer davantage. Échos des Insoumis corroborent cette motion, la qualifiant de réponse à des "situations inacceptables".
Elle a également souligné l'urgence des mesures à prendre alors que les disparités sociales exacerbent les conséquences de la chaleur. "Il existe entre 35% de surmortalité due à la température dans les départements les plus pauvres par rapport aux plus riches", a-t-elle ajouté.







