Lors de son arrivée en Turquie le 7 juillet, le président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé son mécontentement concernant le soutien des nations européennes et a renouvelé ses menaces à l'égard du Groenland, tout en se faisant l'allié de Recep Tayyip Erdogan, qu'il qualifie de “dirigeant très fort”. Ce dernier a promis à Erdogan la vente d'avions de chasse F-35.
Trump a manifesté son irritation, déclarant aux journalistes : “J’ai été très déçu par l’OTAN”, avant d’admettre que sa participation à ce sommet ne se serait probablement pas faite si elle n’avait pas eu lieu en Turquie. En saluant Erdogan, il évoque une “certaine alchimie entre eux”, montrant ainsi une préférence pour Ankara par rapport à certains de ses alliés européens traditionnels.
Le média Axios note que Trump semble considérer la Turquie comme “un meilleur ami que nombreux de ses alliés occidentaux” et a annoncé la levée des restrictions technologiques imposées à la Turquie depuis 2020. Ce geste pourrait lui permettre d'autoriser la livraison de cinq avions F-35 à Ankara, malgré de vives inquiétudes au sein de son propre parti, comme l'indique CBS News.
Les alliés “retiennent leur souffle”
Parallèlement, les tensions ont également été exacerbées par un nouvel affrontement verbal concernant le Groenland, que Trump souhaite voir sous contrôle américain. Selon El País, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a rétorqué : “Il est de notoriété publique que les États-Unis ont l’intention de s’emparer du Groenland … il est tout aussi clair que cela n’arrivera pas.”
Dans un climat d'incertitude, les alliés “retiennent leur souffle”, craignant que Trump, avec son caractère imprévisible, ne bouleverse la diplomatie au sein de l’OTAN, selon une analyse du quotidien. Donald Trump a toutefois fait une déclaration amicale à l'égard de Giorgia Meloni, l'actuelle cheffe du gouvernement italien, après un échange houleux entre eux.
“Cela nous rendrait tous plus forts”
Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a souligné l'importance de témoignages de solidarité entre les membres européens de l’alliance, le tout en annonçant plusieurs contrats d'armement pour renforcer les capacités de défense. New York Times rapporte qu'il souhaite établir une “OTAN 3.0 : une Europe plus forte au sein d’une OTAN plus forte”, incitant les États membres à accroître leurs contributions.»
L’Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky participait également au sommet, cherche à profiter de cette dynamique, se présentant comme “en position de force” par rapport à l’année précédente. Le Kyiv Post souligne que les succès militaires ukrainiens récents menacent la domination russe et facilitent une demande de rapprochement avec l’OTAN.
En marge du sommet, Zelensky a plaidé pour un soutien accru des alliés, insistant sur la nécessité d'une coopération suivie et le déploiement de nouvelles technologies. “Cela nous rendrait tous plus forts”, a-t-il insisté, alors que les discussions se poursuivent entre lui et Trump sur l’intégration de l’Ukraine au sein de l’OTAN.







