Xavier Bertrand, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Dominique de Villepin et d'autres personnalités prennent la parole au Festival d’Avignon, une plateforme clé pour la campagne présidentielle de 2027.
Du 4 au 25 juillet, Avignon célèbre sa 80e édition et devient le théâtre d’un débat animé entre culture et politique. Dans un contexte marqué par des coupes budgétaires, l'association Avignon Festival & Compagnies (AF&C) invite les candidats à partager leur vision culturelle dans une lettre ouverte adressée aux figures politiques. Le Monde détaille ces démarches.
Le cycle intitulé "À la rencontre de…" a débuté avec la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui a annoncé des coupes budgétaires dans le secteur culturel. Cette annonce a suscité une manifestation devant la Maison Jean-Vilar, avec des membres de la CGT Spectacle. Laurence de Magalhaes, directrice du Théâtre du Rond-Point, a exprimé son inquiétude, affirmant que couper dans ces subventions reviendrait à mettre la clé sous la porte, comme rapporté par Le Monde.
Les rencontres ont commencé le 5 juillet avec Xavier Bertrand, suivi de Jean-Luc Mélenchon le 9 juillet à 20 heures. Marine Tondelier s'exprimera le 13 juillet, Clémentine Autain le 14, François Ruffin le 16, et Dominique de Villepin le 23 juillet. Sur la scène de l’Agora, chaque candidat présentera ses propositions, suivi d'une séance de questions-réponses animée par Marie Sorbier, journaliste à France Culture.
Jean-Luc Mélenchon privilégie le terrain
Jean-Luc Mélenchon, arrivé un jour plus tôt à Avignon, a entrepris une rencontre discrète avec Tiago Rodrigues, le directeur du Festival "In". Le 9 juillet, il a également participé à une manifestation contre les coupes budgétaires, selon France Inter, réaffirmant son engagement à investir 1 % du PIB dans la culture. Sur X, il a dénoncé la réduction des financements publics, soulignant qu’elle renforce la dépendance au secteur privé.
Lors d'une conférence de presse impromptue, le leader insoumis a déclaré sa volonté de faire payer les plus riches, en visant notamment les 43 000 individus à hauts revenus qui ne paient aucun impôt. "Article 1 : fin des coupes budgétaires !", a-t-il martelé, rapporté par La Provence, avant de recevoir un accueil chaleureux, contrastant avec celui de Xavier Bertrand.
Xavier Bertrand ouvrait le bal
Xavier Bertrand, premier candidat à se présenter le 5 juillet, a proposé une vision de la culture axée sur la décentralisation et le soutien au mécénat. Il a également appelé à consacrer 1 % du budget de l’État à la culture, comme relayé par Le Dauphiné libéré. Dans une tribune publiée par Libération, il a lié la culture aux défis contemporains, plaidant pour un investissement nécessaire face aux nouvelles technologies et aux mouvements extrémistes.
La veille de l'ouverture du festival, Bertrand a coécrit une lettre adressée au président de la République, en collaboration avec 27 autres élus, pour attirer l'attention sur 28 institutions culturelles à risque de baisse de budget de 10 % pour le second semestre 2026, comme rapporté par Le Monde. "L'art et la culture ne doivent pas demeurer des variables d’ajustement", ont averti ces élus.
Marine Tondelier attendue, absences notables
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, est prévue le 11 juillet pour défendre son concept de "droit à la culture, partout, pour tous !" Selon une motion de décembre, elle fera probablement un appel à un meilleur équilibre des financements artistiques et à une régulation du mécénat et de l’intelligence artificielle.
En revanche, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe ne participera pas, ayant décliné l'invitation. Le directeur délégué du Off, Harold David, continue de tenter de fixer une date pour une rencontre avec Raphaël Glucksmann. Le Parti socialiste reste toujours silencieux sur sa position, tandis que le Rassemblement national n’a pas été invité, et Gabriel Attal n’a pas répondu à l'appel d'AF&C.







