À l'approche de la grève des médecins libéraux, qui débute le lundi 5 janvier, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a assuré avoir mis en place les mesures nécessaires pour garantir la continuité des soins.
“Si votre rendez-vous relève d'une urgence, soyez assuré que vous serez pris en charge aujourd'hui,” a rassuré la ministre lors de son intervention sur le plateau des “4 Vérités”. Ce mouvement de grève, qui s'annonce massif, s'étendra sur une durée de dix jours afin de protester contre plusieurs mesures de budget de la Sécurité sociale pour 2026, notamment un contrôle accru des prescriptions liées aux arrêts de travail.
Stéphanie Rist a précisé avoir collaboré étroitement avec les agences régionales de santé ainsi que les professionnels de santé pour anticiper et répondre aux besoins de chaque territoire. “Nous avons analysé, dans chaque région, la nécessité de maintenir certains médecins en activité, en les réquisitionnant si cela s'avère nécessaire,” a-t-elle expliqué.
Poursuivre le dialogue avec les médecins
La ministre a affiché sa volonté de maintenir le dialogue : “S'il y a besoin, je n'hésiterai pas à prendre des mesures de réquisition,” a-t-elle affirmé dans une interview accordée à La République du Centre. Elle a également souligné que dans certaines zones, il serait crucial de demander à des médecins de poursuivre leur activité durant le mouvement de grève.
Pour tous les autres rendez-vous prévus de longue date, il est probable qu'ils soient reportés, sauf en cas d'urgence. “Peu importe le nombre de médecins en grève, il est essentiel de leur faire savoir que je suis à leur écoute et que nous devons continuer la discussion,” a conclu la ministre. Des experts de la santé s'accordent à dire que le climat de tension entre le gouvernement et la profession médicale pourrait avoir des répercussions sur l'accès aux soins, soulignant l'importance de trouver un terrain d'entente pour le bien des patients.







