Ce samedi 17 janvier, la Salle François-Chambelland à Dijon a vu se rassembler 350 personnes pour l'inauguration officielle de la campagne d'Emmanuel Bichot. Président du mouvement Agir pour Dijon, Bichot a pris la parole pour présenter ses ambitions à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Investi par le parti Les Républicains (LR) en fin d'année dernière, Bichot a promis une campagne dynamique, avec une série de dix réunions de quartier dès le 10 février, visant à dialoguer directement avec les habitants. “Nous allons être partout sur le terrain”, a-t-il déclaré lors de cette première réunion publique.
Aux côtés de ses soutiens, tels que le conseiller municipal Axel Sibert et Henri-Bégigne de Vrégille, Bichot a d'abord critiqué le bilan de l'actuelle majorité avant de présenter ses propositions principales. Parmi celles-ci, il s'engage à renforcer la sécurité en doublant les effectifs de la police municipale pour atteindre 200 agents, améliorer la vidéoprotection et instaurer une police métropolitaine des transports.
“La sécurité est une priorité”, affirme-t-il, soulignant que de nombreux habitants, comme Marie-Claude, ont exprimé leurs préoccupations face à l'insécurité croissante dans des quartiers tels que la Toison d'Or.
Un programme axé sur la qualité de vie
Un autre point important de son programme vise à réduire la “bétonnisation” de Dijon. Emmanuel Bichot souhaite privilégier la rénovation du bâti existant plutôt que la construction de nouveaux bâtiments. “Nous voulons limiter les constructions nouvelles”, a-t-il indiqué, en réponse aux inquiétudes des Dijonnais, notamment Dominique, qui voient l'identité de leur ville s'altérer.
Enfin, Emmanuel Bichot a promis d'améliorer la qualité de vie en rénovant les voiries et en rendant les transports en commun gratuits pour les personnes en situation de handicap. “Il est temps de penser à un Dijon où la qualité de vie est au cœur des préoccupations”, a-t-il souligné.
En prenant position sur des sujets sensibles, tel que l'immigration, il affirme vouloir également baisser la taxe foncière de 5%. Ces engagements pourraient bien lui permettre de rassembler un électorat au sein d'une droite dijonnaise plurielle, incluant le Nouveau Centre, l'UDI et le parti Horizons, renforçant ainsi son assise politique.
Les élections municipales se profilent, et Emmanuel Bichot semble prêt à faire entendre sa voix dans la scène politique locale, affrontant trois adversaires majeurs. Comme l'ont souligné plusieurs analystes, le contexte sera crucial : “Dijon mérite un maire qui œuvre pour la sécurité et le bien-être de ses habitants,” a déclaré un expert en sociologie urbaine, pointant la nécessité d’une campagne tournée vers l’humain.







