Julien Sanchez, vice-président du Rassemblement national (RN), a officialisé sa candidature aux élections municipales de Nîmes, une ville où la droite est au pouvoir depuis près de 25 ans. Lors d’une récente conférence de presse, il a souligné que la division actuelle de la droite ouvrait la porte à une victoire potentielle pour le RN, surtout avec la menace d'une gauche rassemblée.
« La situation est grave, car l’extrême gauche pourrait légitimement prendre possession de Nîmes en raison des égos et des erreurs de la droite », a déclaré Sanchez, méditant sur les conséquences de la défection du maire sortant, Jean-Paul Fournier (LR), 80 ans, qui ne se représente pas, laissant place à une bataille interne entre ses deux adjoints.
La droite locale, elle, se distingue en deux factions : d'un côté, Franck Proust, premier adjoint au maire, soutenu par Les Républicains, et de l'autre, Julien Plantier, un ancien adjoint en dissidence, qui fait équipe avec Valérie Rouverand de Renaissance. Cette division pourrait jouer en faveur de la gauche, qui espère remporter les élections avec une liste unie, excepté la France insoumise, conduite par Vincent Bouget, un candidat communiste.
Les résultats des barrières politiques actuelles dans le Gard, où les représentant du RN et de l’UDR détiennent l’ensemble des circonscriptions, laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour Sanchez. Il indique : « Le maire de Nîmes sera soit un communiste, soit un issu du Rassemblement national. La droite a perdu d’avance. » En efft, la ville de Nîmes, avec ses 150 000 habitants et ses quartiers touchés par la pauvreté, serait une stratégie clé pour le RN en vue des élections présidentielles de 2027, comme l’a souligné Marine Le Pen, en déclarant : « Chaque victoire municipale renforce notre position pour 2027. »
Pour appuyer cette dynamique électorale, le RN a mis en place une charte d’engagement qui exige des candidats un parrainage à la présidentielle en échange de soutien aux élections locales. En tant que directeur de cette campagne, Sanchez semble être en bonne position pour rendre le RN compétitif à Nîmes, une ville symbolique avec ses monuments gallo-romains et des défis tels que la pauvreté et le narcotrafic dans certains quartiers.
En somme, l’élection municipale de 2026 à Nîmes s’annonce comme un tournant majeur, tant pour le Rassemblement national que pour le paysage politique français, à un moment où le choix des électeurs pourrait redéfinir les alliances et le pouvoir local.







