La réélection de Museveni soulève des doutes sur la démocratie ougandaise

Une victoire contestée qui met à mal la crédibilité du processus électoral en Ouganda.
La réélection de Museveni soulève des doutes sur la démocratie ougandaise

Yoweri Museveni, président de l’Ouganda depuis 1986, a une fois de plus été reconduit à la tête du pays avec 72% des voix lors des élections du 17 janvier. Dans un climat politique tendu, le taux de participation s'est élevé à 52%, selon le rapport de The East African.

Le leader de l'opposition, Bobi Wine, qui a obtenu 25% des suffrages, a dénoncé un scrutin qu'il qualifie de “mascarade”, faisant état de “résultats truqués”. Contrairement à la version officielle, qui fait état de sept décès, Bobi Wine affirme que plus de 21 personnes auraient trouvé la mort lors des violences électorales, confirmant les préoccupations exprimées par plusieurs organisations de défense des droits humains.

Les Nations unies ont critiqué ce procès électoral, évoquant de “sévères mesures de répression” ayant entaché la campagne, notamment des restrictions sur les rassemblements de l'opposition. Les conditions dans lesquelles s'est déroulé ce scrutin sont particulièrement préoccupantes, à en croire un rapport d'Al-Jazeera, et ont conduit à une coupure totale de l'Internet le jour du vote, justifiée par le gouvernement par la nécessité de prévenir la “désinformation”.

Les tensions sont montées d'un cran lorsque Bobi Wine a accusé l'armée d'avoir tenté de l'enlever, ce qui a exacerbé les inquiétudes quant à la sécurité des opposants politiques. “Je ne suis actuellement pas chez moi, et je fais de mon mieux pour rester en sécurité,” a-t-il déclaré à Al-Jazeera, alors que sa famille reste assignée à résidence.

Les répercussions de ces élections vont bien au-delà des frontières de l’Ouganda. Le pays, qui entretient des relations économiques étroites avec le Kenya, est regardé de près par ses voisins, rapporte The East African. Des milliards de shillings de marchandises transitent quotidiennement entre les deux nations, rendant crucial le respect de normes démocratiques minimales.

Alors que l’avenir politique de l’Ouganda reste incertain, les réactions internationales, ainsi que les actions des organisations locales, pourraient jouer un rôle clé dans l'évolution de la situation. La communauté internationale observera avec attention les prochaines étapes d'une administration qui, sous le long règne de Museveni, a été souvent critiquée pour ses violations des droits humains et son manque de respect envers la démocratie.

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