Dans une récente déclaration, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé que le budget 2026 sera adopté sans « bricolage » fiscal et sans nouvelles taxes pour les ménages. Cette annonce survient dans un contexte où le gouvernement cherche à maintenir le déficit public à 5 % du PIB, une baisse par rapport aux 5,4 % prévus pour 2025.
Lors d'une interview accordée au journal Ouest-France, elle a précisé que le budget serait validé soit via un recours à l'article 49.3, soit par ordonnance. « Nous n’avons plus le choix. Les groupes extrêmes ont rendu le texte incohérent et invotable, il est crucial de parvenir à un accord politique transpartisan », a-t-elle souligné.
Malgré des craintes concernant l’endettement croissant, Mme de Montchalin a assuré qu’aucune nouvelle taxe ne serait imposée aux ménages. « L’effort sera partagé entre decreases de dépenses et augmentations de recettes, sans jamais inclure de nouvelles conséquences fiscales pour les citoyens », a-t-elle précisé. Les grandes entreprises continueront à jouer un rôle central, représentant une part importante des recettes fiscales, tout en maintenant un soutien renforcé à l’investissement des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire).
En ce qui concerne les aides sociales, plusieurs gestes ont été réalisés en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et du logement, répondant aux demandes exprimées par le Parti socialiste. Le dispositif MaPrimeRénov’ sera conservé à hauteur de 3,5 milliards d’euros. Cependant, la question du financement des mesures mises en place reste un sujet de débat. Les collectivités locales seront également sollicitées pour contribuer à ce budget, peut-on lire dans les déclarations de la ministre.
En ce qui concerne la fiscalité sur les riches, bien que la question ait été ravivée récemment, Amélie de Montchalin a assuré qu'aucun contribuable fortuné ne paie zéro impôt, même si quelques-uns paient moins qu'ils ne le devraient. Cette position a été soutenue par plusieurs experts en économie, qui soulignent que la redistribution fiscale est essentielle pour un équilibre économique.
Alors que le pays s'achemine vers l’adoption de ce budget, beaucoup attendent de voir comment ces promesses se traduiraient en actions concrètes. La ministre s'est engagée à respecter les engagements pris, tout en restant ouverte à un dialogue constructif avec les différentes forces politiques.







