Le président américain Donald Trump a récemment annoncé son intention d'appliquer de nouvelles taxes douanières à huit pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, pour presser le Danemark à vendre le Groenland. Face à cette escalade, les dirigeants européens se rassemblent pour formuler une réponse unie. Dans les prochaines heures, Emmanuel Macron s'entretiendra avec ses homologues européens, principalement ceux directement visés par ces nouvelles mesures tarifaires.
Dans une déclaration faite samedi soir, l'Union européenne a averti contre une "spirale dangereuse" d'escalade et a convoqué une réunion d'urgence des ambassadeurs à Bruxelles. Romuald Sciora, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), a décrit la situation comme "inacceptable", assimilant la démarche américaine à du "racket". Il craint que les Européens ne plient face à la pression de l’administration Trump.
De l'autre côté de l'Atlantique, Naaja Nathanielsen, ministre groenlandaise des Ressources naturelles, a exprimé sa gratitude envers les pays européens pour leur soutien face aux menaces de Trump. "Je suis stupéfaite de voir les premières réactions des pays visés par ces menaces douanières. J'espère que la diplomatie l'emportera", a-t-elle écrit sur LinkedIn.
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Copenhague et Nuuk pour dénoncer les aspirations territoriales de Trump. Selon un sondage récent, 85% des Groenlandais sont opposés à une intégration aux États-Unis, et seuls 6% soutiennent l'idée. Cette opposition massive souligne l'inadéquation des ambitions américaines dans cette région.
Les tensions internationales autour du Groenland mettent en lumière des enjeux plus vastes liés à la géostratégie arctique. Les experts avertissent que la situation pourrait avoir des répercussions durables sur les relations transatlantiques, surtout si les États-Unis continuent de jouer sur la corde douanière pour faire pression sur le Danemark.







