François Hollande, ancien président de la République, a appelé à "être vigilant et attentif". Lors d'une intervention sur un plateau de télévision, il a averti qu'un accord potentiel sur le Groenland pourrait constituer une "reculade" pour l'Europe.
"La méthode de Donald Trump est de menacer d'une invasion puis de dire 'je ne vous envahis pas mais je vous prends vos ressources'. Ce n'est pas parce qu'il y aurait un accord que ce serait forcément bénéfique", a-t-il déclaré.
D'après Hollande, le président américain ne "respecte que le rapport de force". Cette situation, insiste-t-il, implique que l'Europe doit réagir de manière unie, à travers des mesures telles que les droits de douane.
Les bases d'un accord sur le Groenland "établies" selon Donald Trump
Hollande a souligné que la réponse des Européens face aux menaces de Trump a été conforme aux attentes et aux besoins : montrer un rapport de force. Face aux avertissements de droits de douane, Emmanuel Macron a sollicité l'activation du mécanisme anti-coercition de l'Union européenne, un outil jugé puissant.
Finalement, ces menaces ne seront pas mises à exécution comme prévu pour le 1er février. Trump a annoncé sur son réseau social qu'il a "réalisé le cadre d'un futur accord" sur le Groenland avec le chef de l'Otan, Mark Rutte. "Sur la base de cet accord verbal, je n’imposerai pas les tarifs prévus", a-t-il confirmé.
Cette annonce a été saluée par des pays européens, notamment le Danemark, dont le ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a déclaré que Trump semble mettre "la guerre commerciale en pause", en rapport avec le Groenland.







