Lors de sa présence au Forum Économique Mondial à Davos, Donald Trump a fait état d'un "cadre pour un futur accord" concernant le Groenland, tout en apaisant des tensions commerciales. Cette annonce a suscité des réactions diverses, tant au Danemark que parmi les analystes politiques. Le président américain a abandonné ses menaces de sanctions douanières, après des semaines de discours belliqueux.
Trump a déclaré à des journalistes qu'il n'était "pas question d'argent" dans les négociations, en affirmant que cet accord profiterait aux États-Unis “pour toujours”. Cependant, les détails concrets de cet accord demeurent flous, laissant les experts perplexes. Au cœur des discussions, la question de la souveraineté danoise sur le Groenland reste centrale, alors que le gouvernement danois se montre prudent.
Des réactions mitigées
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a décrit cette déclaration comme "des messages positifs", sans toutefois s'engager sur la nature des discussions. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, ayant également participé aux négociations, a mentionné qu'il restait "beaucoup de travail" avant que l'accord ne puisse être conclu.
Les analystes passent au crible les implications géopolitiques d'un tel accord. Le chercheur en relations internationales, Charles Bremer, déclare à France24 : "Cet accord pourrait signifier une redéfinition des frontières géopolitiques dans l'Arctique, mais les intentions de Trump sont encore incertaines".
Les doutes sur la réelle portée de cet accord persistent. Trump, interrogé sur des détails concernant la possession du Groenland, a simplement esquivé la question, parlant d'un "accord de long terme" sans préciser les enjeux. Cette incertitude a conduit à des spéculations sur les intentions véritables des États-Unis dans cette région riche en ressources, exacerbées par les préoccupations concernant l'expansion de la présence russe et chinoise dans l'Arctique.
Dans un contexte mondial tendu, où la question de la sécurité énergétique et environnementale est cruciale, cet accord initial pourrait être le précurseur de négociations internationales plus larges. Reste à voir si les véritables enjeux seront abordés avant que les promesses ne se transforment en réalité.







