Une commission du Congrès américain a voté ce mercredi pour initier des procédures contre Bill et Hillary Clinton, soupçonnés d'entrave à l'enquête parlementaire sur les activités de Jeffrey Epstein. "Aucun témoin, qu'il soit ancien président ou simple citoyen, ne peut ignorer une convocation légitime émise par le Congrès sans en subir les conséquences", a déclaré James Comer, président républicain de la commission.
Le vote a reçu le soutien de membres des deux partis, reflétant une volonté croissante d'obtenir des réponses sur les liens entre les Clintons et Epstein, celui-ci accusé d'avoir exploité sexuellement des centaines de jeunes femmes, dont de nombreuses mineures.
La Chambre des représentants devrait désormais se prononcer pour approuver ou non la recommandation de poursuites. Si elle est adoptée, le ministère de la Justice, dirigé par Pam Bondi, proche de Donald Trump, devra entamer une procédure pour les inculper. Les Clintons pourraient faire face à une peine allant jusqu'à 12 mois de prison.
Face à ces accusations, le couple Clinton a exprimé son refus de se présenter aux auditions, déplorant que l'enquête se transforme en une chasse aux sorcières politique. "Nous avons essayé de fournir toutes les informations pertinentes", déclarent-ils. James Comer, de son côté, accuse les Clintons de manque de coopération, qualifiant leur attitude de défi plutôt que de collaboration.
James Comer a également annoncé que Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, serait entendue par la commission le 9 février. Cependant, son avocat a confirmé qu'elle exercerait son droit de garder le silence.
Évoquant la mort d'Epstein, trouvée dans sa cellule en 2019 alors qu'il était en attente de procès, des théories du complot circulent toujours concernant les personnalités influentes susceptibles d'être impliquées. Donald Trump, qui avait autrefois des relations avec Epstein, avait promis publiciser les dossiers liés à l'affaire, mais son administration n'a pas encore respecté cette promesse, alimentant les doutes sur sa transparence.
D'après des sources, seulement 1 % des documents relatifs à Epstein auraient été rendus publics, suscitant l'indignation des élus. Robert Garcia, représentant démocrate, a qualifié de honteux et constitutionnellement problématique ce manquement lors d'une réunion, appelant à une plus grande transparence de la part du gouvernement.
Les Clintons, tout en niant avoir eu connaissance des activités criminelles d'Epstein, se retrouvent désormais sous un regard critique renforcé. Cette nouvelle étape dans l'affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur leur image et sur la scène politique américaine dans son ensemble.







