Déclaré candidat à la présidentielle, Édouard Philippe ne peut ignorer l'échéance municipale. Le maire sortant du Havre a sérieux lancé sa candidature le 28 janvier dernier.
Cette retranscription n'est qu'un aperçu. Pour découvrir le reportage complet, visionnez la vidéo ci-dessus.
Édouard Philippe, comme il l'a affirmé lors de son annonce, souhaite « rester maire ». Il a précisé : « Je serai candidat aux élections municipales au Havre ». Cependant, son ambition présidentielle plane en toile de fond. Face à une opposition déterminée, l'ancien Premier ministre investit son avenir politique au Havre. Lors d'un entretien juste avant le début de sa campagne, le maire a reconnu que sa réussite municipale aura un impact sur ses ambitions nationales : « Si je ne réussis pas à convaincre les Havrais, cela compliquera ma tâche auprès des Français ».
Édouard Philippe insiste sur le fait que l'élection municipale ne se résume pas seulement à sa personne mais à l’avenir de la ville : « Le sujet, ce n’est pas le candidat mais ce que nous pouvons offrir aux Havrais ». Les réactions parmi les citoyens sont variées. Certains soutiennent ses ambitions, tandis que d'autres doutent de sa capacité à jongler entre ces deux responsabilités. « Avoir un maire qui vise l'Élysée, cela soulève des questions », constate un habitant.
Édouard Philippe, un tremplin pour son avenir ?
Pour la gauche, Édouard Philippe est perçu comme utilisant Le Havre à des fins personnelles. Jean-Paul Lecoq, député communiste et concurrent aux municipales, a déclaré : « Il embellit la ville pour lui-même et comme tremplin pour sa carrière ». La France insoumise, à travers Charlotte Boulogne, appelle à l'union de la gauche pour contrecarrer l'ancien Premier ministre : « Nous devons le battre, et nous ferons tout pour nous unir au second tour ».
Du côté de l'Union des droites, on vise aussi les électeurs déçus par le soutien passé d'Édouard Philippe à Emmanuel Macron. Franck Keller, candidat UDR RN, souligne : « Les électeurs de droite se sentent trahis par Philippe, qui a soutenu un budget socialiste ».
Ainsi, la course peut-elle lui poser de sérieuses questions quant à son avenir présidentiel ? La réponse sera donnée fin mars, avec un verdict qui pourrait influencer le paysage politique français.







