Nouri al-Maliki, figure centrale de la politique irakienne et candidat à la primature, a fermement critiqué l'ingérence de Donald Trump, qui avait menacé de retirer l'aide américaine si Maliki revenait au pouvoir. Cette déclaration a eu lieu alors que la tension entre Washington et Bagdad continue d'être palpable.
Mercredi soir, des milliers de partisans de Maliki se sont rassemblés près de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, exprimant leur soutien par des slogans tels que "oui à Maliki" tout en brûlant des drapeaux américains et des affiches de Trump. Cette dynamique populaire contraste avec la perception que les dirigeants américains ont de Maliki, souvent considéré comme proche de l'Iran.
Le président Trump, sur son réseau social Truth Social, a en effet exprimé ses préoccupations quant à un éventuel retour de Maliki, rappelant les circonstances chaotiques de son précédent mandat, marqué par la pauvreté et la violence. Il a ajouté que sous son gouvernement, les États-Unis ne supporteraient plus l'Irak, une menace qui a été qualifiée d'ingérence directe par Maliki.
"Nous rejetons catégoriquement cette ingérence américaine dans nos affaires", a déclaré Maliki sur X, promettant de défendre les droits du peuple irakien et de rétablir la souveraineté du pays. À 75 ans, il bénéficie du soutien d'importantes alliances politiques dont le Cadre de coordination, déterminant pour la majorité au Parlement, et qui entretient des liens étroits avec Téhéran.
Les déclarations de Trump ont également suscité une réaction rapide de Marco Rubio, secrétaire d'État américain, qui a averti des dangers d'un gouvernement pro-iranien. La situation actuelle amène à s'interroger sur l'avenir du pays, déjà fragilisé par des tensions internes et des influences extérieures.
Des sources politiques ont rapporté que malgré une réunion imminente du Cadre de coordination pour discuter de la situation, des divisions persistent au sein de l'alliance concernant le choix de Maliki comme futur Premier ministre. Cependant, un vote massif en sa faveur a montré un soutien renouvelé pour sa candidature.
Il est crucial de rappeler que l'Irak reste un point de tension géopolitique où le rapport de force entre les États-Unis et l'Iran est en constante évolution. Le nouveau futur Premier ministre devra naviguer dans cette complexité tout en tenant compte des attentes américaines, notamment en ce qui concerne le désarmement des factions pro-iraniennes.
En dépit des annulations et des sanctions économiques imposées par les États-Unis, qui ont déjà eu des répercussions sur l'économie irakienne, le pays aspire à retrouver sa stabilité après des décennies de conflit.







