Les États-Unis ont annoncé, le 28 janvier, la mise en place de nouvelles restrictions de visas touchant des hauts responsables haïtiens, dont des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), soupçonnés de soutenir des gangs qui ravagent le pays caribéen.
Le département d'État américain a indiqué dans un communiqué : « Nous imposons une nouvelle série de restrictions de visas à trois responsables haïtiens, dont deux membres du CPT et un ministre », sans toutefois révéler leurs noms. Il a précisé que « leurs actions ont permis aux gangs haïtiens, certains étant désignés comme organisations terroristes étrangères, de créer une instabilité dans le pays ». Les visas actuellement valides détenus par ces individus et leurs familles seront également annulés.
Ces sanctions font suite aux avertissements des États-Unis, de l'Union européenne et du Canada, qui ont mis en garde le CPT contre toute tentative de changement politique susceptible d'accroître l'instabilité en pleine lutte contre la criminalité organisée.
Soutien de Washington au premier ministre haïtien
Lors d’une conversation téléphonique le 23 janvier, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a réaffirmé son soutien au premier ministre haïtien, Alix Fils-Aimé, soulignant « l'importance de son maintien en fonction pour combattre les gangs terroristes et stabiliser l'île ».
La situation politique en Haïti est particulièrement tendue, avec cinq des sept membres du CPT souhaitant révoquer le premier ministre, à l'approche de la fin officielle de son mandat, prévue pour le 7 février. Le pays fait face à une violence persistante de la part de bandes criminelles, responsables de meurtres, de viols et d'enlèvements, comme l'a rapporté France 24.
Les efforts des États-Unis visent non seulement à limiter le pouvoir de ces gangs, mais aussi à renforcer la stabilité politique en Haïti, un enjeu crucial pour la région, souvent en proie à des instabilités politiques graves.







