La députée Clémentine Autain, candidate pour la présidence à travers la primaire unitaire de la gauche, a officiellement lancé sa campagne lors d'une réunion publique ce vendredi à Paris. Elle a mis en avant son projet innovant de « sécurité sociale de l'alimentation », dont le but est de combattre la précarité alimentaire.
Devant près de 300 soutiens dans le Xe arrondissement, cette élue de Seine-Saint-Denis a expliqué son idée phare : « créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale, avec des cotisations, permettant aux bénéficiaires de dépenser un crédit sur leur carte Vitale chez des producteurs ou dans des commerces recommandés par des comités citoyens ». Selon elle, cette initiative s'inscrit dans une lutte plus globale contre l'insécurité, qu'elle qualifie de « lutte des classes dans l'assiette ».
“Nous ne sommes pas libres si nous portons le poids de la malnutrition, du manque d'accès à la santé, à l'éducation, et à la culture,” a-t-elle souligné, appelant la gauche à être « offensive » dans ses propositions. Les opinions de clémentine Autain sont partagées par plusieurs observateurs, notamment l'économiste social Gérard Mermet, qui a salué son initiative en tant qu'outil d'émancipation sociale.
Ce lancement de campagne est également l'occasion pour Autain de présenter son manifeste intitulé « La vie meilleure », mettant en avant sa vision d’un avenir politique où « jouir de la vie ne doit pas être réservé à ceux qui en ont les moyens ».
Une candidature commune pour 2027
Clémentine Autain reçoit également le soutien d'anciens membres des Insoumis, comme Alexis Corbière et Danielle Simonnet, qui partagent sa vision d'une coalition élargie pour les élections présidentielles de 2027. « Il nous faut une candidature, sinon unique, au moins commune de la gauche et des Écologistes », a-t-elle déclaré, citant un sondage Ipsos où 78% des sympathisants de gauche se disent favorables à une primaire.
La députée en appelle également à la mobilisation des Insoumis désireux de remporter les élections, précisant que « nous devons neutraliser les prophètes de la défaite ». Ce nouvel élan en faveur d'un rassemblement de la gauche pourrait raviver l’espoir chez bon nombre de militants.
Le scrutin est prévu le 11 octobre, et la pression monte alors que les différents candidats s'affrontent pour un soutien populaire grandissant.







