Le parquet de Bayonne a annoncé l'ouverture d'une enquête ce vendredi 13 février, après la mise à feu d'une poupée représentant le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, durant le carnaval d'Hasparren, qui s'est déroulé le 7 février.
Cette décision fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant le moment où la poupée géante est brûlée, suscitant ainsi une vive indignation. D'après les informations rapportées par ICI Pays basque, ces images ont été largement partagées, alimentant un débat passionné.
Le maire d'Hasparren, Gérard Larrat, a exprimé sa consternation face à cet acte, considérant que cela dépasse le cadre des festivités traditionnelles. Dans une déclaration à la presse, il a déclaré : "Le carnaval doit être un moment de joie et de partage, pas un lieu pour des provocations politiques".
Des figures politiques, comme Edwige Diaz (LR), ont également réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant cet acte comme une attaque directe contre la démocratie, surtout dans une commune où Bardella est arrivé en tête lors des récentes élections européennes. Selon elle, "ce type d’agression n’a pas sa place dans nos traditions".
Des experts politiques s'interrogent sur les implications de ce geste. Pour Thomas Guénolé, politologue, "brûler une effigie d’un leader politique, c’est un acte symbolique fort qui témoigne d’un malaise dans une partie de la population". Il souligne que ces actes de contestation peuvent refléter des tensions plus profondes au sein de la société française.
Alors que l'enquête se poursuit, ce carnaval, censé célébrer la culture locale, pourrait bien devenir le symbole d'un climat politique tendu dans le pays. "Il est essentiel que le carnaval reste un espace de liberté, mais cela ne doit pas donner lieu à des violences", conclut le politologue.







