"L'extrême droite représente un danger pour Nice," a déclaré Christian Estrosi après le premier tour des élections municipales 2026. Éric Ciotti, candidat du Rassemblement national, a obtenu plus de 43% des voix, tandis qu'Estrosi, représentant le parti Horizons, a récolté 30,92%. Dans son communiqué, publié dans la nuit qui a suivi le scrutin, il a exhorté à un rassemblement massif contre cette tendance.
"J'invite tous les abstentionnistes et les électeurs de gauche qui partagent nos valeurs républicaines à faire front. Il est essentiel de neutraliser le Rassemblement national."
Après ce premier tour, qui a vu l'émergence d'une candidate de gauche comme Juliette Chesnel-Le Roux, Estrosi insiste sur la nécessité d'unir les forces républicaines. "Nous devons tendre la main aux concurrents avec qui, bien que nous ayons des désaccords, nous partageons des principes communs," a-t-il souligné.
Toutefois, son appel n’a jusqu’ici pas trouvé écho auprès des candidates ayant recueilli moins de voix. Céline Forjonnel, candidate Divers, s'est tue sur cet appel, tandis que Mireille Damiano de LFI, qui a obtenu 8,95% des votes, a plaidé pour une union derrière la candidature de gauche. "L’heure est au rassemblement face au duel entre la droite extrême et l'extrême droite," a-t-elle affirmé.
Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour l'avenir politique de Nice, une ville marquée par des clivages profonds entre les différentes forces politiques. Cette situation met en lumière la nécessité d'une stratégie concertée pour contrer les menaces que pose l'extrême droite, comme le souligne également France 3 Régions.
Alors que le second tour approche, la dynamique politique à Nice pourrait changer, notamment si une véritable union se forme entre les divers partis de gauche et du centre. Les commentateurs notent même que cette élection est devenue une véritable épreuve de force qui pourrait redéfinir le paysage politique local.







