À Niort, François Charron de LFI souligne que les listes d’union ont été ternies par les querelles internes à la gauche : « Les électeurs perçoivent cette contradiction. »
Nathalie Lanzi, première secrétaire du Parti socialiste, exprime une grande déception face aux résultats, notamment à Niort : « C’était prévisible. Le message n’est pas passé. En cas de division, nous sommes critiqués, et de même lorsque nous sommes unis. Jérôme Baloge est fermement assis à la mairie. Cependant, je me réjouis des victoires de Sylvie Cousin à Celles-sur-Belle et de Jany Péronnet à Secondigny. Ces candidats, proches des citoyens, incarnent véritablement leur territoire. À l’inverse, les résultats à Parthenay et Mauzé-sur-le-Mignon reflètent une défaite pour la majorité départementale ! »
Armelle Cassin, présidente du parti Les Républicains, rappelle que « Les municipales se font souvent sans trop de politisation dans les Deux-Sèvres, avec des alliages souvent improbables entre droite et gauche. Ce premier tour révèle une difficulté à fédérer, accentuée depuis la pandémie. Les citoyens semblent réticents à s’engager. »
François Charron, porte-parole de La France insoumise, estime que l'ampleur de l'abstention cache une méfiance envers le système politique : « Beaucoup de gens ne veulent pas se tourner vers des candidats qui, tout en prônant l’unité au niveau local, approuvent les décisions de Macron au niveau national. Cette dissonance, les électeurs la ressentent. »
Jean-Marie Fiévet, référent départemental de Renaissance, insiste sur le fait que, malgré la réélection de nombreux maires, la faible participation interpelle : « Beaucoup de communes n’avaient qu’une liste, ce qui peut expliquer l’abstention. Cela soulève des questions sur la vitalité de notre démocratie. »
Mélody Garault, déléguée départementale du Rassemblement national, revendique une belle avancée : « Même si Niort n'est pas un terreau favorable pour nous, nous avons triplé nos voix et cela nous permet d'avoir deux élus au conseil municipal pour la première fois, ce qui solidifie notre présence locale. »
Delphine Batho, coordinatrice de Génération écologie, a choisi de ne pas commenter pour l’instant, préférant attendre l'issue du second tour pour donner son analyse.







