Lors d'une réunion le 18 mars, J.D. Vance, le vice-président américain, a commenté la hausse mondiale des prix du carburant en affirmant que "nos alliés souffrent beaucoup plus que nous". Cette déclaration, qui a suscité des réactions mitigées, fait écho à la stratégie énergétique de l'administration actuelle, axée sur l'exploitation des énergies fossiles, contrairement à d'autres pays qui adoptent des politiques plus vertes.
La guerre en cours contre l'Iran, initiée par les États-Unis et Israël le 28 février, a provoqué des perturbations sur le marché pétrolier mondial. Le régime iranien a récemment décidé de bloquer le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial. Ce revirement a entraîné une flambée des prix, le baril passant de 70 à plus de 110 dollars après de nouvelles frappes contre les installations énergétiques iraniennes, selon La Dépêche.
Vance a insisté sur le fait que les États-Unis, en tant qu'exportateur net de pétrole, peuvent se permettre de bénéficier de prix plus compétitifs. Il a critiqué ce qu'il a appelé "les arnaques de l'énergie renouvelable", affirmant que cette approche a nui à d'autres pays pendant que les États-Unis restent un leader sur le marché énergétique. Sa déclaration survient alors même que certains experts, comme Philippe Charlez, avertissent des possibles retombées économiques comparables à celles des crises pétrolières des années 70.
Malgré l'augmentation des prix, Vance a rassuré son audience en affirmant que les tarifs du carburant étaient inférieurs à certains sommets atteints durant l'administration Biden et s'attend à une diminution des prix une fois le conflit terminé. Il a déclaré : "À la fin du conflit, nous verrons les prix de l'énergie redescendre, c'est ce que le président a promis de faire." Cette assurance, à la croisée des enjeux géopolitiques et énergétiques, transforme les débats autour des coûts de la vie en Amérique.







