Les dissensions au sein de la liste Parnaudeau se révèlent plus sérieuses que jamais. MoDem se retire de son soutien.
« Nous n'avons pas réussi. » Pierre Cazenave, directeur de la campagne de Lucile Parnaudeau, a admis le jeudi 19 mars 2026 que sa tentative de rassembler 26 colistiers pour inciter leur tête de liste à ne pas se présenter au vote de Poitiers n'a pas abouti. « Nous sommes loin des 27 signatures, » a-t-il déclaré, mentionnant avoir récolté moins d'une dizaine de soutiens. Maya Hallay-Dufour, l'une des dissidentes, a exprimé sa désapprobation sur les réseaux sociaux en se « désolidarisant du choix de maintien » de la liste au second tour.
En réponse, Lucile Parnaudeau a dénoncé des « méthodes par voie de presse visant à altérer la sincérité du scrutin et la liberté des électeurs ». Elle a précisé que de nombreux appels et messages la pressaient de retirer la liste, une option désormais impossible. « C'est avec fierté que je représente le centre et la droite à Poitiers, » a-t-elle ajouté.
Le MoDem change de cap
Dans un tournant inattendu, le MoDem a annoncé que les électeurs devraient soutenir Anthony Brottier, soulignant « l'importance d'une alternative claire ». Un communiqué des partis Horizons, Les Républicains, le Parti radical et l’UDI a également exhorté au « vote utile », soutenant l'idée que Brottier représente la meilleure option pour contrer « l'alliance LFI/Poitiers collectif », jugée menaçante pour l'avenir de la région.
Les tensions au sein de l'équipe de Parnaudeau laissent entrevoir des défis importants à venir, notamment face à un électorat de plus en plus fractionné. Comme le souligne un analyste politique dans Le Figaro, « les dynamiques de coalition locales seront essentielles pour remporter une victoire ».







