L'ancien ministre du Logement, Guillaume Kasbarian, a récemment suscité l'attention lors de la campagne municipale à Toulouse en qualifiant François Piquemal de "pire ennemi de la propriété privée". Cette déclaration fait référence à l'opposition de Piquemal à la loi anti-squat adoptée en 2023, dont il appelle à l'abrogation.
Dans une publication choc sur le réseau social X, Kasbarian a mis en garde les Toulousains contre les positions de Piquemal, député de la quatrième circonscription de Toulouse. Il a ainsi déclaré : "Le PS s’allie à un LFI à Toulouse, et pas n'importe lequel : le meilleur défenseur des squatteurs !" Ces mots résonnent particulièrement dans un contexte où la question du logement est au cœur des préoccupations des Français.
Hier soir, Olivier Faure annonce qu’il n’y aura pas d’alliance du PS avec LFI. Ce matin, le PS s’allie à un LFI à Toulouse. Et pas n’importe lequel: le meilleur défenseur des SQUATTEURS ! Ça ne fait que commencer… ILS MENTENT AUX FRANÇAIS.
Kasbarian rappelle que Piquemal a été l'un des principaux opposants à la loi anti-squat, une législation qui a été votée avec une majorité écrasante à l'Assemblée nationale, visant à renforcer les peines contre les squatteurs et à faciliter les expulsions. "François Piquemal a déposé un grand nombre d’amendements pour bloquer cette proposition", se souvient l'ancien ministre.
Un programme contesté pour le logement
Kasbarian montre du doigt ce qu'il décrit comme "le programme le plus nuisible pour le logement et le respect de la propriété privée à Toulouse". Pendant les débats parlementaires, Piquemal a été reconnu comme l’un des plus virulents contre la loi, argumentant que les squatteurs ne devraient pas être considérés comme des délinquants. Cette position se heurte à la nouvelle législation qui interdit toute apologie du squat.
Des craintes pour l'avenir immobilier de Toulouse
Kasbarian prévient que l'élection de Piquemal aurait des conséquences désastreuses sur le marché immobilier local. "Je n'ai aucun intérêt immobilier à Toulouse, mais si j'étais Toulousain, je voterais pour 'Moudenc' dès le matin", a-t-il déclaré, soulignant ses préoccupations face à un potentiel maire LFI. Il craint également que certains dispositifs législatifs, visant à aider les propriétaires victimes de squats, ne soient pas appliqués comme prévu sous une administration Piquemal.
Le programme de François Piquemal inclut un audit sur les logements vacants, estimant qu'environ 46 000 logements sont inoccupés à Toulouse. Son projet phare serait d'utiliser le pouvoir de police du maire pour réquisitionner ces biens, une démarche que l'actuelle administration ne met pas en œuvre. Contacté pour réagir, Piquemal n'a pas répondu.







