Depuis le début du conflit en Iran, la compagnie aérienne Fly Emirates a dû annuler plus de 2 000 vols. Bien que l'espace aérien de Dubaï ait partiellement rouvert, la situation demeure délicate pour la compagnie.
C'est un redémarrage délicat. Entre alertes aériennes et attaques de drones persistantes, la compagnie est confrontée à de nombreuses complications. Trois semaines après le déclenchement de la guerre en Iran, l'aéroport international de Dubaï tente de maintenir une cadence limitée mais fonctionnelle.
Le gouvernement a rapidement mis la reprise du trafic comme une de ses priorités, introduisant des « couloirs aériens d’urgence » pour minimiser les annulations, confirme Abdulla bin Touq Al Marri, ministre de l'Économie et du Tourisme des Émirats arabes unis.
Cependant, cela n'a pas empêché des désagréments. Selon le ministère français des Affaires étrangères, l'espace aérien des Émirats reste sujet à de « possibles fermetures ponctuelles dues aux missiles et drones ».
9 100 km et 11 heures de vol pour revenir au point de départ
Depuis le 28 février, Emirates a connu une annulation de 54 % de ses vols réguliers, un chiffre bien plus maîtrisé que celui de Qatar Airways (93 %) ou d'Etihad (79 %), selon les données de Cirium. Malgré tout, la volonté de renouer rapidement avec le trafic aérien a provoqué des situations cocasses avec des « vols pour nulle part », comme plusieurs internautes l'ont signalé sur les réseaux sociaux.
Les passionnés de FlightRadar n'ont pas manqué de commenter les changements de trajectoire surprenants de certains vols. Par exemple, le vol EK10 d'Emirates en provenance de Londres a dû rebrousser chemin en rentrant sur son point de départ à Gatwick après avoir survolé l'Arabie saoudite, au total un trajet d'environ 9 100 km et 11 heures de vol.
D'autres vols en provenance d'États-Unis, du Japon ou de Chine ont été détournés vers des destinations comme Le Caire, Karachi ou Dacca. En parallèle, des vols en provenance de Dallas et de Toronto ont fait des escales imprévues en Italie, tandis que d’autres avions ont vu leur trajectoire modifiée, les renvoyant vers leurs points de départ ou vers des aéroports tiers.







