Les confrontations au sein de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public prennent une tournure inédite. Au cœur de ces débats, les entrepreneurs Xavier Niel et Matthieu Pigasse, cofondateurs de Mediawan, ont sévèrement critiqué les travaux de la commission, jugeant ses méthodes teintées d'absurdité. L'audition qui s'est tenue ce jeudi s'est rapidement transformée en un échange houleux avec Charles Alloncle, le rapporteur de la commission.
La tension est montée d'un cran dès l'ouverture des discussions, lorsque Niel a accusé Alloncle d'avoir "transformé la commission en cirque". Il souligne que cela a un coût exorbitant de "11 000 euros par mois aux contribuables français". Cette déclaration particulièrement percutante a suscité des réactions au sein de l'assemblée, et les regards se sont braqués sur le député ciottiste.
"Vous coûtez 11 000 euros par mois aux Français", a déclaré Xavier Niel à Charles Alloncle, avant que le président de la commission ne commente : "On sort du périmètre de la commission".
Fake news sur les réseaux sociaux
Niel n'a pas manqué de qualifier les attaques menées contre Mediawan de "fake news", tout en s'interrogeant sur la nature de la conversation qui semblait cibler plus une audience politique qu'une véritable enquête. Son intervention soulignant que des informations erronées circulaient sur les réseaux sociaux a mis en lumière des accusations selon lesquelles Mediawan aurait organisé une célébration luxueuse au restaurant Maxim's pour féliciter la reconduction de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions.
Charles Alloncle avait affirmé via son compte Twitter que les dirigeants de Mediawan auraient privatisé Maxim's pour célébrer cette décision, une accusation que Niel a rapidement qualifiée de fausse, dénonçant les attaques répétées de la commission.
La commission, instiguée par l'UDR et créée pour examiner la "neutralité" et la "transparence" des financements de l'audiovisuel public, s'est vu reprocher son approche partisane, souvent alimentée par des médias à tendance politique marquée comme JDNews ou L'Incorrect. Les tensions dans les échanges entre Niel, Pigasse et Alloncle révèlent bien davantage l'état actuel du paysage médiatique français, où les accusations de partis pris et de désinformation ne font qu'amplifier le ressentiment.
Matthieu Pigasse a également pris la parole, s'indignant contre Alloncle : "Vous vous posez en victime alors que vous multipliez les fausses informations".
La commission d’enquête, qui a débuté ses travaux en novembre, doit conclure ses auditions la semaine prochaine, laissant présager d'autres rebondissements. Les rapports sur la gestion de l'audiovisuel public continuent de captiver l'attention des médias et des citoyens, certains expertes suggérant qu'une réforme sera inévitable pour redorer le blason de cette institution cruciale.







