"En mer, la sécurité, c’est nous, mais la prudence, c’est vous." C'est le message clair lancé par les autorités bretonnes à l'approche de la saison estivale. La préfecture maritime, la gendarmerie, les pompiers et la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) mettent en garde sur les dangers marins et les comportements imprudents, ayant causé la tragédie de 23 décès l'été dernier sur la façade atlantique.
Ces incidents sont représentatifs d'un manque de sens marin chez certains plaisanciers. Jean-François Queyras, préfet maritime, souligne qu'il est inquiétant de constater que des navigateurs se trouvent en difficultés par méconnaissance des équipements : "Il y a des gens qui partent en voilier et qui, face à un problème, se retrouvent à court de carburant car ils ne maîtrisent pas bien l'utilisation de leurs voiles pour revenir sur terre. " Cela illustre un défi récurrent lors de chaque saison estivale.
Des enfants de 77 ans
Le danger ne fait pas de distinction d'âge. Pierre Martinez, délégué départemental de la SNSM dans le Morbihan, rappelle que "les enfants de 77 ans", ces seniors qui se croient encore robustes, représentent aussi une part des baigneurs à risque. "Ils oublient souvent leurs limites physiques, mettant ainsi leur sécurité en jeu," explique-t-il.
"Les vacanciers ne supportent pas la contradiction", constate Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre-Quiberon. Elle décrit la situation estivale : "Malgré les interdictions de baignade sur la côte sauvage pour des raisons de sécurité, les gens persistent à ignorer ces restrictions, même face à des avertissements tragiques."
Une responsabilité partagée
Les efforts de prévention doivent être concertés. Alexis Morel, directeur du Cross-Etel, insiste sur l'importance de la coopération de tous, notamment des professionnels de la location de bateaux : "Il n'y a pas seulement la responsabilité de louer, ils doivent aussi expliquer où se trouvent les gilets de sauvetage et le matériel de sécurité, car il en va de la sécurité de leurs clients."
Un numéro d'urgence à retenir : le 196, accessible gratuitement, qui permet la géolocalisation des appels pour une intervention rapide des secours.







