La situation numérique est préoccupante dans les Landes. Plus de deux mois après le passage de la tempête Nils le 12 février, de nombreux foyers sont encore privés d'internet. Selon l’opérateur Orange, environ 300 clients sont dans cette situation, un chiffre qui était près de 1 000 mi-mars.
Les communes de Monségur, Gabarret, Saint-Justin et Lagrange sont particulièrement touchées, avec une vingtaine de clients sans connexion. Cependant, d'autres cas isolés se rencontrent à l'est et à l'ouest des Landes, rendant le quotidien de certains encore plus compliqué. Jean, un résident de 80 ans, évoque son isolement : "Nous habitons au fond des bois, et sans internet, en cas de problème de santé, nous n’avons pas de recours." Ces élus et citoyens expriment tous un sentiment d'abandon face à la lenteur des réparations.
Le maire de Gabarret, Stéphane Barlaud, ne cache pas son exaspération : "On est désemparés, avez-vous une idée de la multitude d'intervenants sur ce dossier ?" Il demande une meilleure coordination entre les différents opérateurs et le gestionnaire du réseau, Pixl, afin de résoudre la situation.
Du côté d'Orange, on assure que les efforts de collaboration sont constants : "Nous travaillons chaque semaine avec Pixl, mais la problématique des cas isolés complique les réparations. La tempête a été particulièrement dévastatrice pour notre réseau, comparable à celle de Klaus en son temps", explique Benjamin Dulon, directeur territorial des Landes et Pyrénées-Atlantiques. Ce dernier évoque également les défis logistiques liés à l'implication de plusieurs départements touchés, précisant que le retour à la normale est espéré entre la mi-mai et fin mai.
Les Landais restent toutefois en attente d'une solution durable, rendant leur quotidien de plus en plus difficile en raison de l'absence d'accès à internet.







