Le 6 mai, le gouvernement a convié les compagnies aériennes pour discuter des impacts de la guerre au Moyen-Orient sur les futures vacances d'été. À l'issue de cette concertation, il se veut confiant et affirme qu'il n'y a "aucun risque" de pénurie de kérosène en mai et juin.
Cette situation suscite des inquiétudes parmi des millions de Français, alors que les aéroports doivent faire face à un afflux massif de voyageurs. Le conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, d'où provient environ 20% du kérosène consommé en France, amplifient ces craintes. Roland Lescure, ministre de l'Économie, a affirmé n'avoir "aucun souci" quant à une éventuelle pénurie durant ces mois, et estime les risques faibles pour la suite.
Des annulations encore limitées
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a également indiqué que, pour l'instant, "les annulations de vols" restent "assez rares". Il a partagé des chiffres qui témoignent de la situation : Transavia a annulé 2% de ses vols entre avril et juin, Volotea 1%, tandis qu'Air France n'a enregistré aucune annulation. "Pour le moment, les annulations massives demeurent absentes", a-t-il poursuivi.
Le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a précisé sur CBS que les compagnies européennes sont davantage confrontées à la hausse des prix du kérosène qu'à une éventuelle pénurie. "La majorité du kérosène en Europe provient d'Amérique, de Norvège et de l'Afrique de l'Ouest. Il n'y a pas de coupures dans ces approvisionnements...", a-t-il noté.
Par ailleurs, le ministre de l'Économie a balayé l'idée d'un plafonnement des prix du kérosène ou d'une réduction de la fiscalité sur ce carburant, arguant que de telles mesures seraient coûteuses et probablement inefficaces.







