À Saint-Denis, l'absence du portrait d'Emmanuel Macron dans le bureau du maire Bally Bagayoko a déclenché un vif débat. Ce geste, présenté comme un acte symbolique par l'élu LFI, a inquiété le préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, qui a rappelé l'importance de respecter les traditions républicaines.
Bagayoko a déclaré sur LCI que cette action visait à dénoncer les inégalités persistantes : "Ce n’est pas un manquement. Le manquement est du côté de l’État qui ne corrige pas les inégalités". Il a également mentionné que le portrait du président est désormais "retourné dans un coin" et ne sera pas réinstallé tant que les engagements de l'État ne seront pas tenus.
Le préfet, dans un communiqué du 6 mai, a exhorté le maire à revenir sur sa décision. Il a souligné que le rôle de tout élu est de rassembler les citoyens au-delà des divergences politiques : "Sa fonction est de rassembler les citoyens autour des institutions". Bien que ce retrait suscite de vives réactions, le préfet a reconnu qu'il "ne relève d'aucune obligation légale" d'afficher le portrait du président dans les mairies.
Sur Twitter, le préfet a même partagé un lien vers son communiqué, renforçant ainsi son message. Ce geste du maire a suscité des opinions partagées parmi les experts en politique locale, certains le qualifiant de provocateur, tandis que d'autres le voient comme une nécessité pour attirer l'attention sur des problématiques sociales importantes.







