Lors d'une interview sur CNews-Europe 1, Laurent Nuñez a indiqué que 140 personnes avaient déjà été expulsées depuis le début de l'année. "Nous avons eu 120 laissez-passer délivrés depuis ma visite en Algérie à la mi-février, et cela marque une amélioration par rapport à la situation précédente", a-t-il ajouté. Il a précisé que le ministère de l'Intérieur travaillait à des expulsions plus efficaces, notamment par le biais de "vols groupés".
Fin mars, l'association de défense des droits des migrants, La Cimade, avait signalé la reprise de ces expulsions, sans confirmation officielle jusqu'à présent. La crise diplomatique entre la France et l'Algérie a originé de différents désaccords, y compris la question de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un sujet sensible pour Alger.
Apaisement des relations avec l'Algérie
En parallèle, Laurent Nuñez a évoqué le nombre de ressortissants algériens actuellement dans les centres de rétention administrative, qui s'élève à environ 700 sur 2 000 places disponibles, représentant environ 30 à 40 % des occupants. Ces chiffres témoignent d'une situation préoccupante d'immigration irrégulière, soulignant la nécessité de solutions pragmatiques.
"Je m'en félicite. Nous allons continuer ce dialogue constructif avec l'Algérie."
Le gouvernement, sous la direction de Laurent Nuñez, cherche à se démarquer de l'approche plus abrasive de son prédécesseur, tentant ainsi de créer un climat de dialogue renforcé. Les experts soulignent la nécessité de maintenir cette dynamique pour éviter l'escalade des tensions.
En somme, la reprise des expulsions représente un pas vers une normalisation des relations entre la France et l'Algérie, mais elle appelle également à une réflexion plus profonde sur la gestion migratoire et les droits des personnes concernées. La question des droits des migrants demeure cruciale, et des voix s'élèvent pour rappeler l'importance de protéger les droits humains dans ce contexte délicat, comme le souligne l'association La Cimade.







