Une série de réunions publiques a été organisée récemment pour informer les habitants de la communauté de communes Drôme Sud Provence d'une réforme importante concernant les ordures ménagères. La prochaine réunion se tiendra ce mardi soir à Solérieux. L'objectif est d'inciter les habitants à améliorer le tri de leurs déchets.
De nouveaux systèmes de tri introduits
Saint-Paul-Trois-Châteaux a été choisie comme commune pionnière de ce changement. Hélène Mouly, vice-présidente en charge des déchets, souligne que les résultats sont encourageants : « Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Saint-Paul-Trois-Châteaux enregistre une moyenne de 170 kg de déchets par habitant, tandis que la moyenne des quatorze communes avoisine les 230 à 240 kg. » D'ici 2030, les 13 autres communes adopteront également ce système de taxe incitative.
Les résidents utilisant un bac d'apport volontaire devront désormais badger pour ouvrir le bac à déchets, tandis que ceux dont les ordures sont collectées devant leur porte bénéficieront d'une poubelle spéciale, scannée à chaque levée. Le système ne se base pas sur le poids des poubelles, mais sur la fréquence de leurs dépôts, comme l'explique Hélène Mouly : « Cela simplifie la gestion et récompense les bons trieurs. » Une partie de la taxe reste fixe, mais l'autre, variable, pourrait entraîner des économies pour les inciviques.
Des réactions partagées parmi les habitants
Cependant, l'initiative ne fait pas l'unanimité. A Granges-Gontardes, plusieurs personnes expriment leurs réserves, craignant d'être surveillées en fonction de leur consommation : « Cela devient irritant de payer encore plus chaque fois que l'on sort sa poubelle, » affirme un résident. D'autres, comme Charlotte de Saint-Paul-Trois-Châteaux, avouent n’avoir pas modifié leur comportement : « Je fais déjà beaucoup le tri. Je ne sais pas si je paie moins qu’avant. »
Le but visé par la communauté de communes est ambitieux : réduire les déchets de 81 kg par habitant d'ici à 2031. La situation actuelle soulève de nombreuses questions sur l'équilibre entre responsabilité collective et individualité. Comme le suggère France Info, ces débats reflètent une volonté croissante de lier fiscalité et responsabilité écologique, sans oublier que la sensibilisation des citoyens demeure cruciale dans cette quête d'un avenir plus durable.







