Ce mardi, une vague de protestation secoue les établissements scolaires français, avec plus de 20 % des personnels de vie scolaire, principalement des assistants d’éducation (souvent appelés « surveillants »), en grève pour faire entendre leurs revendications. Selon le ministère de l’Éducation, le taux de grévistes s’élève à 21,48 % parmi ces personnels, tandis que chez les enseignants des collèges et lycées, ce chiffre est de 1,04 %.
Pour le Snes-FSU, principal syndicat du second degré, l’ampleur du mouvement est sans précédent : « Près de 25 % des vie scolaires sont complètement fermées aujourd’hui », indique le syndicat, pointant une situation préoccupante, notamment dans des académies comme Aix-Marseille, Clermont-Ferrand et Strasbourg.
Revendiquer des droits fondamentaux
Les organisations syndicales telles que la CGT Educ’Action, Sud Éducation et le Snes-FSU, soutenues par d’autres syndicats, soulignent l’urgence d’une réponse gouvernementale. Dans un communiqué daté du 22 mai, elles ont appelé à la grève et à des rassemblements dans toute la France, indiquant que sans action, les conditions de travail resteront insoutenables.
A Paris, un rassemblement est prévu à 14 heures devant le ministère de l’Éducation nationale, où les grévistes espèrent mobiliser le soutien de la communauté éducative.
Les demandes sont claires : création de postes d’assistants d’éducation, établissement d’une grille salariale nationale pour revaloriser les salaires, accès à une formation adéquate, et droit à la mobilité. Les assistants d’éducation, dont les tâches vont au-delà de la simple surveillance, englobent également l’encadrement des élèves, la gestion des absences et des retards, ainsi que le soutien aux projets pédagogiques.







