Le rêve de qualification des Azzurri pour la Coupe du Monde 2026 a une nouvelle fois tourné au désenchantement. Après des tentatives infructueuses en 2018 et 2022, l'équipe italienne est de nouveau mise sur la touche, laissant le pays dans un état de désespoir, amplifié par des tensions politiques entre Rome et Washington.
Le 19 juin, Daniele Compatangelo, correspondant de plusieurs médias italiens à la Maison-Blanche, a eu la chance de poser des questions à Donald Trump. Mais l’entretien a rapidement dérivé. Le président américain a, de manière inattendue, évoqué Giorgia Meloni : "Comment va votre Première ministre ?" En enchaînant sur ses interactions avec elle lors du G7, il ne laisse pas d'ambiguïté sur son manque de respect envers la leader italienne.
Compatangelo, aguerri et perspicace, a pressé Trump de préciser ses propos. Ce dernier a ainsi lâché, sans détour : "Elle voulait désespérément une photo avec moi. J'étais réticent, mais elle m'a fait de la peine." Ces commentaires n’ont pas tardé à susciter l’ire de Meloni, qui, en bonne nationaliste, a vite riposté. Dans une déclaration publique, elle a affirmé : "Trump doit se souvenir d'une chose : moi et les Italiens, nous n’implorons jamais." Cette réplique, empreinte de dignité et de fierté, a résonné au sein de la classe politique italienne.
Ces tensions rappellent l'expérience des Italiens face à l'échec de leur équipe nationale. Comme l’a décrit un chroniqueur d'Il Foglio, la situation autour de la Coupe du Monde est comparée à un tableau vide, dépourvu de sens et de signification, une représentation de la mélancolie ambiante.
Alors que l’Italie s’enlise dans ses réflexions existentielles sur le football, la Team USA brille. Déjà qualifiée pour le second tour, elle est vue comme la "révélation de cette Coupe du Monde", comme l’indique La Gazzetta dello Sport. Le titre provocateur de Libero Quotidiano sur Trump, le qualifiant de "couillon", ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu dans ce climat déjà tendu.
Dans un contexte où l'Italie semble piégée entre la déception sportive et les tensions diplomatiques, l'avenir de ses relations avec Washington est mis en question. En effet, le refus du gouvernement italien d'accepter une offre de Trump qui proposait de donner un spot au Mondial à l'Italie, en lieu et place de l'Iran, témoigne de la fierté nationale des Italiens.
Le parcours chaotique de l'Italie au football pourrait servir de métaphore pour décrire son rapport avec les États-Unis. Alors que la classe politique italienne navigue à travers ces turbulences, les éclairages sur l'univers du football américain, comme l’étonnante enquête de La Gazzetta dello Sport sur le système de formation universitaire, ajoutent une couche de complexité à cette saga.







