Face à la montée des températures, Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, met en avant la nécessité d’assurer la protection des livreurs. Lors de son passage sur France Inter, il a exprimé son souhait que les plateformes de livraison prennent des mesures efficaces pour protéger leurs livreurs des conditions climatiques extrêmes.
En 2025, un décret avait déjà renforcé l’obligation pour les entreprises de veiller au bien-être de leurs employés lors de vagues de chaleur. Cependant, beaucoup de livreurs, notamment ceux à vélo, sont classés comme auto-entrepreneurs, ce qui complique leur protection.
Alors que le pays vient de passer par une période de canicule exceptionnelle, le ministre a convoqué, en vue d’une réunion cruciale, syndicats et responsables des plateformes afin d’avancer sur des décisions concrètes. Son objectif principal est de minimiser les livraisons aux heures les plus chaudes, en proposant des courses plus courtes et des pesées raisonnables.
« Il est crucial de protéger ces travailleurs, qui jouent un rôle essentiel dans l'économie », a-t-il souligné, tout en ajoutant qu’il n’hésiterait pas à intervenir personnellement si le dialogue social ne donnait pas de résultats.
La CGT appelle à un socle de droits pour tous les travailleurs en extérieur
Dans ce contexte, la fédération CGT Transports a critiqué la réponse du ministère, argumentant que seule une approche englobant tous les travailleurs exposés aux éléments aurait été suffisante. Ludovic Rioux, porte-parole de la CGT, demande que soient établies des normes garantissant l’arrêt du travail en cas de danger, ainsi qu’un revenu de remplacement pour les livreurs dans l’impossibilité de travailler en raison de la chaleur.
« Aujourd'hui, un livreur qui refuse de travailler en raison des conditions climatiques se retrouve sans revenu. Une solution est nécessaire », conclut-il.







