Une intervention maritine remarquable a eu lieu en Polynésie française, où la marine nationale a saisi 4,87 tonnes de cocaïne sur un navire de pêche. Cette annonce, publiée par le Haut-commissariat de la République en Polynésie française le 20 janvier, fait suite à la révélation de la chaîne locale TNTV. Le navire, battant pavillon togolais et en provenance d'Amérique centrale, a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier.
Les drogues, soigneusement emballées en 96 ballots, étaient destinées au marché australien. Elles étaient transportées par un équipage de dix marins honduriens et un équatorien. Bien que cette saisie pourrait sembler venir à bout de certains aspects du narcotrafic, il a été décidé de ne pas engager de poursuites judiciaires contre les personnes impliquées.
Comme l'explique Solène Belaouar, procureure en Polynésie, selon l'article 17 de la Convention de Vienne, la marine nationale a le droit d'intercepter des navires en haute mer après vérification de leur statut. Si la drogue n'est pas destinés au trafic local, il est possible que la procédure ne soit pas judiciarisée. Les autorités françaises visent à concentrer leur action sur des incidents directement liés à leur territoire, d'où la décision de ne pas engager d'enquête à l'échelle nationale.
Le Haut-commissariat a mobilisé des ressources considérables pour cette opération, en coopération avec la gendarmerie nationale et l’antenne locale de l’Office anti-stupéfiants. Il est important de noter que bien que cette drogue ne vise pas le marché local, les États d'origine des trafiquants peuvent choisir d'engager des poursuites, selon les informations disponibles.
La saisie de cette quantité massive de cocaïne souligne l'importance croissante de la lutte contre le narcotrafic dans le Pacifique, un enjeu soutenu par des experts comme François Guénin, spécialiste des questions de sécurité maritime, qui a souligné la nécessité d'une coopération internationale renforcée dans cette lutte. Ces efforts, bien que parfois frustrants en raison de l'absence d'enquêtes judiciaires dans des cas comme celui-ci, symbolisent un pas en avant dans la répression du crime organisé dans les eaux polynésiennes.







