Un ancien cuisinier de l'École nationale de voile de Saint-Pierre Quiberon a récemment été reconnu coupable de harcèlement moral, provoquant une onde de choc au sein de cette institution réputée. Trois anciennes employées ont mis à jour un calvaire vécu, témoignant de pressions inacceptables exercées par leur supérieur direct.
« Allez bouge tes fesses, va nettoyer la salle, c’est le rôle des filles et ça te fera maigrir, bonne à rien », aurait lancé le responsable à une de ses subordonnées, illustrant une ambiance de travail qui frôle le traitement dégradant. Les témoignages, rapportés par France Info, évoquent des comportements agressifs et une gestion autoritaire, où même des gestes physiques, tels que des tapes au cou, étaient justifiés comme une forme de motivation, rappelant les méthodes militaires, selon l'accusé.
Au-delà de la condamnation, la procureure de Lorient a annoncé l'ouverture d'une enquête portant sur les pratiques de la direction de l'école, ce qui pourrait soulever d'autres sujets de préoccupations. Le scandale a soulevé des discussions cruciales autour de la culture du silence dans certaines structures sportives, un phénomène qui mérite une attention particulière selon des experts en psychologie du travail.
« Chaque victime qui parle brisée le cycle de la honte et de la peur. Cela doit servir d’appel à l’action pour toutes les institutions afin d'établir des environnements de travail sains et respectueux », déclare Marie Dupont, psychologue spécialiste des comportements au travail.
Ce cas met en lumière la nécessité de réformes en profondeur dans les établissements d'enseignement et de formation, tout en incitant les victimes à s'exprimer et à rechercher le soutien dont elles ont besoin. Les institutions doivent se remémorer leur rôle fondamental dans la protection et le bien-être de leurs employés, à la fois pour éviter de telles situations et pour bâtir un avenir plus juste.







