La France s'apprête à examiner un projet de loi ambitieux, visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les adolescents de moins de 15 ans. Ce texte, soutenu par une majorité au sein de l'Assemblée et par le gouvernement d'Emmanuel Macron, sera discuté ce lundi à 16 heures et devrait, selon les experts, obtenir un feu vert.
Parmi les réseaux concernés, on trouve TikTok, Snapchat et Instagram, qui, selon une étude récente de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), nuisent à la santé mentale des jeunes. Les risques identifiés, allant du cyberharcèlement à l'exposition à des contenus violents, soulignent la nécessité d'une telle régulation.
Le président Macron a souligné dans une récente vidéo que "les émotions de nos enfants ne doivent pas être manipulées par des algorithmes". Ce projet de loi, qui pourrait être adoptée rapidement, vise à instaurer une réglementation stricte sur l'utilisation des réseaux sociaux par les mineurs, une question qui suscite de vives réactions.
La proposition originale se limitait à interdire l'accès aux réseaux sociaux, mais un amendement a été proposé pour définir clairement les applications concernées tout en excluant les plateformes éducatives. Toutefois, des critiques émanent du groupe de La France insoumise, qui voit cette mesure comme un "paternalisme numérique".
Steevy Gustave, représentant du groupe écologiste, a exprimé des doutes sur l'efficacité de cette solution, la qualifiant de "simpliste". Néanmoins, plusieurs partis, dont le Rassemblement national, soutiennent fermement cette interdiction.
Cette proposition pourrait également s'étendre à l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, un projet déjà expérimenté dans certaines écoles. Cependant, des oppositions internes au gouvernement et des inquiétudes quant à la complexité d'application des mesures sont encore présentes.
Pour que l'interdiction devienne effective, il est nécessaire d'instaurer un dispositif de vérification d'âge, un challenge que la France espère relever en s'inspirant d'initiatives mises en place en Australie. Ainsi,la régulation des réseaux sociaux devient une priorité pour la santé et le bien-être des jeunes à l'ère numérique.







