Dans une ambiance de désolation, les rues vides de Callac, une petite commune des Côtes d'Armor, témoignent d'une journée marquée par des tensions. Ce 28 février 2026, alors qu'une réunion publique du Rassemblement national est programmée, une manifestation orchestrée par des habitants s'oppose à cet événement.
« Callac est la seule ville qui a accepté de nous ouvrir ses portes, » déclare Camille Favre, responsable du Rassemblement national dans la 4e circonscription des Côtes d'Armor. Malgré des refus d'autres communes, elle ne souhaite pas dévoiler les noms de ces villes. Cette stratégie suscite des interrogations sur le climat politique en Bretagne.
Il fallait agir
Cette situation fait écho à l'abandon du projet Horizon, qui visait à accueillir des réfugiés pour revitaliser la localité, comme l'a rapporté France Bleu en janvier 2023. L'habitant Gui qualifie cette période de « terrain de bataille » et souligne que « le centre Bretagne se défendra ».
Camille, bien que membre de la majorité silencieuse, a décidé de manifester. « J'ai l'habitude d'avoir des discussions sur le danger de l'extrême droite, mais là, je me suis dit qu'il fallait agir. » Cette prise de conscience pourrait rassurer des citoyens comme Fabien, qui réalise qu'ils ne sont pas seuls dans leur inquiétude. Il affirme : « On n'a pas envie de voir arriver en France ce qu'on redoute tous. » Cette mobilisation fait écho à l'analyse d'une chercheuse de Harvard, qui souligne l'importance de rassembler 7% de la population pour influer sur le paysage politique national.







