Les perspectives de la rentrée scolaire se précisent en Côte-d'Or, mais elles ne sont pas très réjouissantes pour les parents d'élèves de Til-Châtel. Une classe de maternelle est sous la menace de fermeture, une situation qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de l'école primaire.
Delphine Brocard, mère d'une élève en grande section, s'exprime : "Ce n'est pas juste une fermeture, c'est un séisme pour les cinq niveaux de l'école." Avec un effectif annuel comparable à l'année précédente, la décision de fermer une classe semble incompréhensible. La diminution de l'offre éducative inquiète nombreux parents.
Si cette fermeture se concrétise, il ne resterait qu'une seule classe pour l'ensemble des élèves de maternelle. Delphine a averti que cela dépasserait le plafond de 24 élèves imposé par le ministère de l'Éducation nationale pour les classes de grande section, CP et CE1. Ainsi, les élèves de grande section seraient mélangés à ceux de CP, entraînant une réorganisation complète des classes primaires. "On va devoir saucissonner toutes les classes. Ça n'a plus aucun sens," s'indigne-t-elle.
Mobilisation
Les inquiétudes des parents amènent à une action concrète. Ce jeudi 26 mars, une mobilisation est prévue devant l'école maternelle, avec pancartes à la main. Cette initiative est soutenue par la mairie et l'équipe éducative. "On veut faire entendre notre voix et montrer que la communauté est unie contre cette fermeture," affirme Delphine.
Les inquiétudes vont au-delà des simples effectifs. Les enfants de grande section et de CP se trouvent à des stades différents de développement. "C'est une question de maturité ; certains enfants de cinq ans ne sont pas prêts pour l'apprentissage plus intense du CP," souligne-t-elle, insistant sur le besoin d'une structure qui respecte l'évolution des enfants.
"On ne veut pas que Châtel s'éteigne"
Les impacts ne visent pas seulement les élèves, mais aussi les enseignants. La maîtresse, si la fermeture se réalise, se retrouverait seule avec une classe de 28 enfants de différents niveaux. "Ça serait chaotique," prévient Delphine. "Une école qui recule, c'est un territoire qui s'éteint," déclare-t-elle, rappelant l'importance vitale d'une école dynamique pour la commune.
La décision est d'autant plus dévastatrice pour la maîtresse qui enseigne à Til-Châtel depuis 15 ans. "C'est un pilier de notre communauté éducative," insiste Delphine, faisant part de l'attachement des parents envers cette enseignante innovante. Suite à la mobilisation, une réunion sera organisée entre les parents, la direction de l'école et la mairie pour discuter des prochaines étapes. Les parents souhaitent que leurs préoccupations soient prises en compte pour préserver l'identité et la vitalité de leur village.







