Angoulême : le procès en appel des ex-rugbymen accusés de viol se poursuit à huis clos

La cour d'appel de Charente examine une affaire de viol collectif avec des témoignages poignants.
Angoulême : le procès en appel des ex-rugbymen accusés de viol se poursuit à huis clos
Le joueur de rugby irlandais Denis Coulson (C), accusé de viol collectif, lors de son arrivée au palais de justice de Bordeaux, pour le procès en première instance.  - R-Perrocheau

Le procès en appel de trois anciens joueurs de rugby de Grenoble, accusés de viol collectif sur une étudiante en 2017 près de Bordeaux, s'est ouvert à huis clos devant la cour d'Assises de la Charente. Comme lors de la première instance, l'audience a suscité des débats intenses autour de l'accusation et de la défense.

À l'ouverture, l'avocate de l'Irlandais Denis Coulson, Me Corinne Dreyfus-Schmitdt, a soulevé des irrégularités concernant la liste des jurés, demandes qui ont été rejetées par la cour. Sur demande de la partie civile, le huis clos a ensuite été instauré pour protéger l'intégrité de l'affaire.

La défense évoque le consentement

Lors du premier procès, en fin 2024, Coulson et Loïck Jammes avaient été condamnés respectivement à 14 et 12 ans de réclusion, tandis que Rory Grice écopait de 12 ans. Deux autres joueurs, Chris Farrell et Dylan Hayes, présents sur les lieux, ont été condamnés à des peines avec sursis mais n'ont pas fait appel.

Me Anne Cadiot-Feidt, l'avocate de la victime, espère que ce procès en appel réaffirmera le statut de victime de sa cliente, soulignant que la honte ne doit jamais revenir à celle-ci. « La honte n’est pas dans le camp de la victime, elle ne doit jamais l’être », a-t-elle insisté auprès des médias.

Une nuit tragique racontée

Les événements se sont déroulés durant une nuit de fête, après un match de rugby, lorsque la victime, alors étudiante, a suivi les accusés dans une discothèque. Après avoir consommé de l'alcool, elle se souvient avoir perdu connaissance, se réveillant plus tard dans une chambre d'hôtel dans des conditions alarmantes.

La défense continue d'affirmer que la jeune femme était consentante, citant des vidéos comme preuve. Cependant, Me Cadiot-Feidt a qualifié cette nuit de « violence épouvantable », où la victime a été « utilisée comme un ballon que l’on se passe de l’un à l’autre ».

La détermination de l’accusation et de la défense reste palpable alors que la cour continue d'examiner cette affaire délicate. Le jugement final est attendu pour le 3 avril.

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