Environ 9,68 % des enseignants ont participé à la grève ce mardi, selon les données fournies par le ministère de l'Éducation nationale. Cette mobilisation vise à dénoncer les suppressions de postes et à demander une augmentation des salaires des enseignants.
Le ministère a précisé que le taux de grévistes atteignait 13,2 % dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires) et 7,18 % dans le second degré. Dans les collèges, ce taux est également élevé, tandis qu'il est plus modeste dans les lycées généraux et professionnels, avec respectivement 4,94 % et 3,5 % de grévistes.
Les syndicats, tels que Snes-FSU et SNUipp-FSU, évoquent une mobilisation encore plus importante, avec des chiffres atteignant 25 % et 30 % de grévistes, respectivement. ''La situation devient critique pour l'éducation nationale. Les enseignants ne peuvent plus rester passifs face aux décisions de fermeture de classes qui impactent directement les élèves et leurs conditions de travail'', a déclaré un représentant du SNUipp-FSU.
Les revendications des enseignants ne se limitent pas seulement à la défense des emplois. Les grévistes exigent également une amélioration de leurs rémunérations, jugées largement insuffisantes pour le travail fourni. Des experts de l’éducation insistent sur le fait que ''la revalorisation est indispensable non seulement pour le bien-être des enseignants, mais aussi pour la qualité de l'éducation des élèves''.
La mobilisation est également soutenue par des parents d'élèves et divers acteurs de la société civile, qui craignent que la réduction des effectifs dans les classes n'entraîne une détérioration de l'encadrement éducatif. Sud Ouest a rapporté plusieurs rassemblements dans différentes villes où enseignants, parents et professionnels de l'éducation expriment leur inquiétude.







