Face aux virus hivernaux, la vitamine C revient sous les projecteurs. Mais quelle est la dose idéale pour se protéger et quels risques courons-nous en cas de surconsommation ? Les réponses des experts.
Pendant les mois froids, beaucoup se tournent instinctivement vers un verre de jus d'orange ou un complément de vitamine C pour soutenir leur système immunitaire. Selon des médecins de la Mayo Clinic, cela peut être une approche pertinente, car notre organisme ne synthétise pas de vitamine C. Une grande partie de l'alimentation que nous consommons en est riche.
Bien qu'il n'ait pas été prouvé que la prise de suppléments de vitamine C prévient le rhume, elle pourrait contribuer à en réduire la durée et à atténuer les symptômes, comme le souligne la diététicienne Caroline Young.
Quelle quantité de vitamine C consommer quotidiennement ?
En France, l'apport quotidien recommandé pour les adultes, hommes et femmes, ainsi que pour les adolescents à partir de 13 ans, est de 110 mg. En cas de rhume, ou après un effort intense, il est envisageable d'augmenter temporairement cette dose à 100-200 mg.
Cependant, privilégier une alimentation naturelle et riche en vitamine C est souvent plus efficace que de recourir à des suppléments. Des aliments variés tels que les pommes de terre, les épinards, les tomates et les baies sont d'excellentes sources. Par exemple, un poivron jaune apporte trois fois plus de vitamine C qu'une orange.
Risques liés à la surconsommation de vitamine C
Il n'existe pas de real danger de surdosage avec la vitamine C, car l'excès est généralement éliminé par les urines. Néanmoins, un apport supérieur à 2000 mg par jour peut induire des effets secondaires désagréables comme des troubles digestifs, dont nausées, crampes et diarrhées.
Selon Blanca Garcia, diététicienne-nutritionniste, une consommation excessive et prolongée de vitamine C peut potentiellement favoriser l'apparition de calculs rénaux. De plus, une quantité trop élevée de ce nutriment peut augmenter l'absorption du fer, ce qui peut être bénéfique pour la plupart, mais problématique pour les personnes atteintes d'hémochromatose.







