La tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta) est un ravageur redouté qui affecte non seulement les pêchers, mais aussi d'autres arbres fruitiers comme les pommiers, poiriers et pruniers. Originaire de Chine, cet insecte a voyagé à travers le monde grâce aux échanges internationaux, s'installant progressivement en Europe, en Australie et en Amérique du Nord.
Identification de la tordeuse orientale du pêcher
Adulte, la tordeuse est un petit papillon mesurant entre 10 et 15 mm d'envergure, avec des ailes antérieures brun foncé striées de blanc, tandis que ses ailes postérieures sont d'une teinte grisée. Ce sont les larves, de petites chenilles roses d'environ 1,5 cm, qui causent les dommages. En s'introduisant dans les bourgeons, elles creusent des galeries dans les jeunes rameaux, provoquant leur flétrissement ou infestant les fruits, réduisant ainsi la récolte.
Entre mars et octobre, la tordeuse produit jusqu'à quatre générations, la dernière hiverne sous l'écorce ou dans le sol. Au printemps, lorsque les températures dépassent 15°C, les femelles commencent à pondre jusqu'à 50 œufs, visibles sous forme de petites capsules blanches marquées de bordeaux. L'éclosion des œufs peut se produire sous deux à trois semaines, les chenilles se développant par la suite.
Stratégies de lutte contre la tordeuse orientale du pêcher
La prévention des infestations s'avère complexe. En hiver, la chaulage des troncs aide à détruire les chenilles cachées dans l'écorce. Lors de l'éclaircissage des fruits, il est important de vérifier les fruits pour éliminer ceux qui pourraient être infectés, même si la chenille est dissimulée à l'intérieur.
Encourager les prédateurs naturels, comme les chauves-souris, est également bénéfique. Installer des nichoirs pour ces créatures peut réduire la population de ravageurs. En ce qui concerne le biocontrôle, les pièges à phéromones attirent les mâles, perturbant ainsi la reproduction. Un insecticide biologique tel que le Bacillus thuringiensis est efficace contre les jeunes chenilles avant qu'elles ne causent des dégâts.
Pour lutter contre les larves hivernantes, l'utilisation de nématodes (Steinernema feltiae) au printemps peut diminuer les infestations. Enfin, la poudre de ryanodine, dérivée de la plante Ryana speciosa, est un insecticide naturel prometteur contre divers ravageurs, y compris la tordeuse orientale.
(crédit photo : Andy Reago & Chrissy McClarren — Travail personnel, CC BY 2.0)







