La Bourse de New York a clôturé en forte hausse mardi, portée par un regain d'espoir concernant la reprise des discussions entre les États-Unis et l'Iran, stimulant ainsi l'appétit des investisseurs pour le risque.
Le Dow Jones a enregistré une progression de 0,66%, tandis que l'indice Nasdaq a gagné 1,96% et l'indice élargi S&P 500 a grimpé de 1,18%.
Jose Torres, d'Interactive Brokers, commente : "L'optimisme grandit quant à une possible reprise prochaine des négociations entre Washington et Téhéran, ce qui revigore l'enthousiasme sur les marchés".
Le président américain, Donald Trump, a déclaré lundi que les Iraniens "souhaitaient un accord, à tout prix" après un échec des discussions au Pakistan visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "Des efforts sont en cours pour faire revenir les deux parties autour de la table", a indiqué une source pakistanaise haut placée à l'AFP, ajoutant que "la réunion pourrait se tenir bientôt".
En parallèle, des pourparlers directs ont été initiés entre Israël et le Liban à Washington, les premiers depuis 1993, illustrant une dynamique positive au sein des relations géopolitiques.
Ces évolutions ont conduit à une chute des prix du pétrole, incitant certains investisseurs, y compris des fonds spéculatifs, à considérer qu'il est temps de retourner sur le marché et d'augmenter leur exposition aux risques, selon Tom Cahill de Ventura Wealth Management. "Cependant, de nombreuses incertitudes demeurent quant à la possibilité d'un véritable accord entre les États-Unis et l'Iran", avertit l'analyste.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'État à 10 ans a légèrement baissé, se stabilisant autour de 4,25% vers 20H15 GMT, comparé à 4,29% à la clôture de la veille.
Jose Torres souligne également que l'optimisme sur le marché américain est également alimenté par la publication de l'indice des prix à la production (PPI), qui a grimpé de 4% sur un an en mars en grande partie à cause de la hausse des prix de l'énergie, mais en deçà des prévisions (+4,6% selon Trading Economics).
"L'inflation a progressé au même rythme qu'en février, apaisant ainsi les craintes d'une forte hausse des prix en raison du conflit au Moyen-Orient", observe l'analyste.
La saison des résultats d'entreprise a officiellement débuté cette semaine, avec les banques devant la scène. Citigroup a connu un essor notable (+2,68% à 129,66 dollars) après avoir annoncé un bond de 42% de son bénéfice net au premier trimestre, évoquant un début d'année "exceptionnellement fort" grâce à l'ensemble de ses branches d'activité.
À l'inverse, JPMorgan Chase a vu son action reculer de 0,80% à 311,18 dollars, malgré des performances supérieures aux attentes, notamment une hausse de 28% des commissions dans la banque d'investissement et une croissance de 11% dans la gestion d'actifs.
L'opérateur de satellites américain Globalstar a bondi de 9,63% à 79,91 dollars après qu'Amazon (+3,81% à 249,02 dollars) a annoncé son intention de racheter l'entreprise pour renforcer sa position face à Starlink, le service de satellites d'Elon Musk. Le géant de la tech propose de payer jusqu'à 90 dollars par titre de Globalstar, en numéraire ou en actions, ce qui valoriserait l'entreprise à 11,6 milliards de dollars.







