La nouvelle était attendue et elle est désormais officielle : Amazon a conclu un accord de fusion avec Globalstar. Pour un montant de 11,57 milliards de dollars, Amazon prendra possession de son rival.
Cette acquisition va renforcer l'offre de satellites en orbite basse (LEO) d'Amazon, qui comptera ainsi près de 250 satellites grâce à Globalstar.
Cette opération est particulièrement stratégique pour Amazon, car elle lui permettra de continuer le partenariat existant entre Apple et Globalstar. En 2022, Apple a lancé le service SOS par satellite avec l’iPhone 14, s'appuyant sur les infrastructures de Globalstar pour relier ses appareils aux services de secours, comme mentionné par Le Figaro.

Vers de nouvelles fonctions par satellites pour l'iPhone ?
Amazon a ainsi l'opportunité de maintenir l'accord, et explique que ses satellites permettront de continuer à prendre en charge "les fonctions courantes" sur les appareils d'Apple. Il a également annoncé des projets futurs de collaboration avec la société de Tim Cook, sans toutefois garantir une exclusivité qui forcerait Apple à se limiter à ses services.
Pour les utilisateurs de l'iPhone et de l'Apple Watch Ultra 3, cela reste une excellente nouvelle : ils devraient continuer à bénéficier des fonctionnalités satellite déjà existantes. Greg Joswiak, vice-président marketing d'Apple, décrit cette alliance comme une voie naturelle découlant d'une "longue expérience de collaboration". Selon lui, les utilisateurs auront accès à des services comme les SOS d’urgence, Messages et Assistance routière via satellite, permettant de rester connectés même hors réseau.
Ce partenariat pourrait également envisager des communications plus avancées, à l'image des projets de Starlink, qui permettrait des appels directs entre smartphones et satellites. À partir de 2028, la prochaine génération de satellites LEO d'Amazon vise à améliorer les débits et rendre cela possible.
Si Apple conserve la liberté d'explorer d'autres partenariats, cet accord représente un coup de maître pour Amazon alors qu'il cherche à rivaliser avec SpaceX et son projet Starlink. En plus d'une flotte accrue, Amazon acquiert des brevets, licences et experts du secteur qui renforceront sa position sur le marché.
Finalement, malgré cette avancée, Amazon reste sur la touche par rapport à Starlink qui dispose déjà de plus de 10.000 satellites en orbite. Leur plan d'envoi de 3.200 satellites d'ici 2029, dont une partie en collaboration avec Ariane 6, dépend cependant de la conformité aux obligations réglementaires.







